Israël dans le bas du classement d’un rapport sur la protection de l’enfance de l’UNICEF
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Israël dans le bas du classement d’un rapport sur la protection de l’enfance de l’UNICEF

Un enfant sur trois est considéré comme pauvre au sein de l'Etat juif, indique l'agence de l'ONU

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Les enfants sur leur chemin de l'école le jour de la rentrée, le 1er septembre. (Crédit : Gershon Elinson / Flash90)
Les enfants sur leur chemin de l'école le jour de la rentrée, le 1er septembre. (Crédit : Gershon Elinson / Flash90)

Une étude réalisée par l’agence de protection de l’enfance des Nations unies, l’UNICEF, indique qu’Israël affiche l’un des pires classements dans un état des lieux consacré à la pauvreté des enfants dans le monde.

Le Bilan Innocenti 14 de l’UNICEF, une étude menée sur les enfants des pays développés et diffusée jeudi, présente le classement de 41 pays européens et membres de l’organisation de l’organisation de Coopération et de Développement économique, ou OCDE.

Dans un état des lieux pour chaque pays portant sur neuf objectifs pertinents dans le domaine de la protection de l’enfance, Israël se classe 36e sur 37, juste devant la Roumanie.

Le Chili, la République de Corée, la Nouvelle-Zélande et la Turquie, étudiés dans le rapport, n’ont pas été classés en raison de données insuffisantes, a précisé l’UNICEF. La Norvège est en tête du classement, suivie de la Finlande.

Le rapport a également classé les efforts visant à réduire les inégalités économiques, plaçant Israël à la 39e place, seulement devant la Bulgarie et le Mexique.

Un jeune garçon juif en train de manger au centre Yad Ezra V'Shulamit à Jérusalem, qui sert un déjeuner chaud tous les jours à plus de 1 200 enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté, le 27 septembre 2011. Illustration. (Crédit : Uri Lenz/Flash90)
Un jeune garçon juif en train de manger au centre Yad Ezra V’Shulamit à Jérusalem, qui sert un déjeuner chaud tous les jours à plus de 1 200 enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté, le 27 septembre 2011. Illustration. (Crédit : Uri Lenz/Flash90)

« Israël et la Roumanie ont les pires résultats sur la pauvreté relative – ici, plus d’un enfant sur trois est considéré comme pauvre », établit le rapport, se référant au pourcentage de foyers gagnant moins de 60 % du revenu national moyen.

« Vivre dans la pauvreté durant l’enfance peut engendrer des dommages qui durent toute la vie avec des effets prouvés sur la santé, la nutrition, le développement du cerveau et le niveau d’études. Ces effets peuvent se traduire par d’importantes différences de revenus à l’âge adulte. »

« Néanmoins, note le rapport, la Bulgarie, le Mexique, l’Espagne, la Turquie et les Etats-Unis ont également des taux de pauvreté infantile substantiellement supérieurs à la moyenne du monde riche. »

Selon l’étude, un enfant sur trois en Israël (36,1% ) vit dans la pauvreté, un chiffre à comparer à un sur dix dans des pays comme le Danemark, l’Islande et la Norvège. La moyenne pour les pays développés est de un sur cinq, selon le rapport.

Il y a toutefois des éléments positifs.

Israël se démarque dans sa lutte contre le problème de la faim, et arrive 13e sur la liste et 7e au classement de la « bonne santé et du bien-être ».

Environ 7,4 % des enfants israéliens âgés de moins de 15 ans sont considérés comme étant en état d’insécurité alimentaire, ce qui est défini comme « un manque d’accès garanti à des aliments sûrs et nutritifs en quantité suffisante pour assurer une croissance et un développement normal, ainsi qu’un mode vie actif et sain. » Ce chiffre est à comparer avec la moyenne des pays développés qui s’élève à 12,4 % pour les enfants de la même classe d’âge.

De l’autre côté de la balance alimentaire, l’obésité parmi les adolescents âgés de 11 à 15 ans en Israël (14,3 %) est moins élevée que la moyenne internationale enregistrée de 15,2 %.

Le ministère des Affaires sociales n’a pas encore commenté les conclusions de l’étude.

Un rapport annuel de l’Institut national d’assurance (INA) paru en décembre 2016 sur la pauvreté établissait qu’une personne pauvre en 2015 – année couverte par l’étude – était définie comme une personne vivant sur un revenu mensuel inférieur à 3 158 shekels. Une famille de quatre personnes est considérée comme pauvre si elle gagne moins de 8 086 shekels pour vivre, et une famille de huit personnes si elle gagne moins de 13 139 shekels.

Alors que seulement environ 14 % des Juifs son pauvres, plus de la moitié des Arabes se situent en-deça de la ligne de pauvreté, affirmait le rapport de l’INA.

Sue Surkes a contribué à cet article.

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