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Israël détient une Jordanienne soupçonnée de délits sécuritaires

Heba al-Libadi a été arrêtée le 20 août dernier alors qu'elle se rendait en Cisjordanie pour un mariage ; elle a entamé une grève de la faim contre la torture qu'elle aurait subie

Heba al-Labadi, photo non datée. (Autorisation)
Heba al-Labadi, photo non datée. (Autorisation)

Israël a arrêté il y a environ deux mois une jeune Jordanienne qui traversait la frontière, soupçonnée de délits sécuritaires, ont fait savoir des responsables de la sécurité à la Douzième chaîne.

L’arrestation a provoqué un tollé en Jordanie et donné lieu à une campagne de pression pour sa libération, d’après la chaîne.

Heba al-Labadi est une Palestinienne jordanienne de 24 ans, arrivée au point de passage Allenby avec des membres de sa famille pour assister à un mariage en Cisjordanie, où elle s’est déjà rendue à plusieurs reprises par le passé.

Sa famille clame qu’elle n’a aucune activité politique et ne milite pour aucune cause. Ils affirment qu’elle a été victime de torture de la part des autorités israéliennes.

D’après le quotidien Haaretz, son arrestation est liée à ses rencontres au Liban avec des personnes affiliées au Hezbollah. Le site Mondoweiss a rapporté que son avocat a assuré qu’elle n’avait rencontré qu’un animateur radio d’une station détenue par l’organisation terroriste.

Heba al-Libadi a été placée en détention administrative pour une période de six mois, d’après le site. Cette mesure controversée permet à Israël de détenir certains suspects indéfiniment sans charge.

La Douzième chaîne a fait savoir que le ministère jordanien des Affaires étrangères a récemment adressé une lettre virulente à l’ambassade israélienne à Amman, réclamant sa libération immédiate.

La suspecte a entamé une grève de la faim il y a plus de deux semaines pour protester contre son arrestation et ses conditions de détention, ne buvant que de l’eau. Elle aurait perdu 10 kilos depuis.

Son avocat affirme qu’elle est isolée, maltraitée, agressée verbalement et incarcérée dans des conditions brutales. Il ajoute que ses interrogateurs l’ont menacée d’une détention de deux ans et d’une interdiction de retour en Jordanie.

Les autorités israéliennes n’ont pas encore publiquement commenté l’arrestation et les allégations.

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