Israël développe un détecteur nucléaire volant de la taille d’une main
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Israël développe un détecteur nucléaire volant de la taille d’une main

Le micro hélicoptère, inventé sur le site de Dimona, peut distinguer les radiations naturelles et artificielles

Le Centre de recherche nucléaire NEGEV, de Dimona. (Crédit : capture d'écran YouTube/Dixième chaîne)
Le Centre de recherche nucléaire NEGEV, de Dimona. (Crédit : capture d'écran YouTube/Dixième chaîne)

Les chercheurs nucléaires israéliens ont développé un micro-hélicoptère capable de suivre la radiation nucléaire en terrain difficile.

Les drones, de la taille de la paume d’une main et développés grâce au financement du ministère américain de l’Energie, ont été inventés dans le Centre de recherche nucléaire du Neguev en Israël, mieux connu comme le centre nucléaire de Dimona, où les gouvernements étrangers estiment qu’Israël a développé et pourrait abriter un arsenal nucléaire, a annoncé Haaretz mardi.

Les micro-hélicoptères sont essentiellement indétectables et peuvent recueillir des données sur la radioactivité émanant de sites souterrains, même en terrain accidenté qui sont souvent difficiles à atteindre sur le terrain ou à être examinés de l’espace.

Alors que les drones miniatures ont été développés pour suivre les niveaux de rayonnement dans les sites radioactifs sans risquer la vie des techniciens, des responsables israéliens ont affirmé qu’ils ont été développés à des fins purement défensives.

Son application pour surveiller le programme nucléaire de l’Iran est claire.

La portée de vol du modèle actuel est limitée. Le drone israélien peut se déplacer à une vitesse atteignant les 55 km/h pendant une durée maximum de 20 minutes. Mais les responsables de Dimona seraient en train de travailler sur d’autres modèles qui pourraient offrir une plus grande portée.

Citant un article scientifique, Haaretz a repris les propos des responsables Dimona : « L’avantage du système est la collecte de données sur une grande surface avec une topographie difficile, synchronisés par GPS. Ces données peuvent servir à identifier les anomalies sur le terrain et suivre le rayonnement. Les données nous permettent de faire la distinction entre le rayonnement naturel et artificiel, et d’identifier les isotopes spécifiques, naturels ou artificiels ».

Le système aurait été testé dans le désert du Nevada en 2013, opposant le détecteur israélien à un hélicoptère américain équipé de matériel capable de mesurer l’intensité du rayonnement.

Ses six bras d’hélice peuvent transporter jusqu’à 300 grammes d’équipement de détection.

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