Israël et l’AP se rencontreraient pour discuter de la coopération sécuritaire
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Israël et l’AP se rencontreraient pour discuter de la coopération sécuritaire

Alors que les liens diplomatiques périclitent, les parties restent silencieuses sur les détails des propositions pour continuer la coopération anti-terrorisme

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Photo des forces de sécurité israéliennes arrêtant un Palestinien à l'entrée du camp de réfugiés de Shuafat à Jérusalem-Est, le 2 décembre 2015 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
Photo des forces de sécurité israéliennes arrêtant un Palestinien à l'entrée du camp de réfugiés de Shuafat à Jérusalem-Est, le 2 décembre 2015 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Les officiels israéliens de la sécurité ont rencontré mercredi soir à Jérusalem leurs homologues de l’Autorité palestinienne (AP) pour discuter du sort de la coopération sécuritaire entre les deux parties, ont annoncé des médias palestiniens.

La délégation israélienne aurait donné sa réponse à une proposition présentée en février dernier par le président de l’AP Mahmoud Abbas sur le destin des accords sécuritaires entre les deux parties.

Le site d’informations palestinien, Safa, a cité un officiel de l’AP qui a déclaré que « les résultats de la rencontre seront clairs dans quelques jours ».

Abu Yousef, membre du comité exécutif de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), a déclaré à Safa que la commission est prête à rencontrer Abbas dimanche prochain pour discuter de nombre de sujets, dont le sort des accords entre l’AP et Israël.

Les officiels en Israël et dans l’AP ont exprimé leur intérêt pour continuer la coopération sécuritaire, même si les liens diplomatiques se sont fanés pendant la vague de violence et de terrorisme palestiniens actuelle.

Cependant, des politiciens palestiniens importants ont déclaré à huis clos que l’AP avait à plusieurs occasions averti les officiels israéliens du service de sécurité du Shin Bet, le coordinateur des activités du gouvernement dans les Territoires (COGAT), et l’armée israélienne que la coopération sécuritaire entre les deux parties ne pourrait pas continuer tant que l’armée opère dans les territoires de la zone A de Cisjordanie, qui sont sous contrôle sécuritaire palestinien.

Le Times of Israel avait récemment annoncé que l’AP avait rejeté une offre présentée fin février pour mettre fin aux opérations de l’armée israélienne à Ramallah et à Jéricho comme une première étape pour améliorer la coopération sécuritaire, qui pourrait ensuite être étendue aux autres zones de Cisjordanie.

Des sources du Times of Israel, des sources palestiniennes, ont déclaré que l’AP avait décidé de rejeter la proposition israélienne car elle ne fournissait pas de mesures concrètes pour mettre fin à la présence militaire israélienne dans toutes les villes importantes de Cisjordanie.

Les sources avaient ajouté que bien que les officiels israéliens soient sceptiques sur les menaces de l’AP pour mettre fin à la coopération sécuritaire, l’institution gouvernementale palestinienne soupesait sérieusement cette option si ses demandes n’étaient pas remplies.

Les deux parties voient la coopération sécuritaire comme cruciale pour maintenir sous contrôle le Hamas et d’autres groupes terroristes qui pourraient menacer le contrôle du Fatah sur l’AP.

Cependant, l’effondrement de l’AP marquerait effectivement la fin de toute coopération sécuritaire et entraînerait probablement une explosion de violence en Cisjordanie, affirment les officiels israéliens de la défense.

Les officiels israéliens ont prévenu que l’AP pourrait être au bord de l’effondrement en raison de l’absence de successeur à l’octogénaire Abbas, d’une absence de volonté pour organiser des élections pour la présidence, et d’un surplus d’armes en Cisjordanie, ce qui pourrait autoriser les policiers, les forces de sécurité et d’autres personnes ayant accès à des armes illégales à organiser un coup d’état.

Avi Issacharoff, Adiv Sterman et l’équipe du Times of Israel ont contribué à cet article.

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