Israël et les US demanderaient à la Russie que l’Iran quitte le Liban et l’Irak
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Israël et les US demanderaient à la Russie que l’Iran quitte le Liban et l’Irak

Jérusalem et Washington auraient insisté sur le fait que le départ de Téhéran de la Syrie ne règlera rien si le problème se reporte sur un autre Etat arabe

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le conseiller à la sécurité nationale américain John Bolton, deuxième à gauche, Nikolai Patrushev, secrétaire du conseil de la sécurité russe, à droite, et le conseiller à la sécurité national israélien Meir Ben-Shabbat, à gauche, posent pour une photo lors d'une rencontre trilatérale à l'Orient Hotel de Jérusalem, le 25 juin 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton\Flash90)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le conseiller à la sécurité nationale américain John Bolton, deuxième à gauche, Nikolai Patrushev, secrétaire du conseil de la sécurité russe, à droite, et le conseiller à la sécurité national israélien Meir Ben-Shabbat, à gauche, posent pour une photo lors d'une rencontre trilatérale à l'Orient Hotel de Jérusalem, le 25 juin 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton\Flash90)

Au cours d’une réunion trilatérale entre les conseillers à la sécurité nationale d’Israël, des Etats-Unis et de la Russie à la fin du mois de juin, Jérusalem et Washington ont demandé que Moscou garantisse le retrait des forces iraniennes du Liban et de l’Irak en plus de la Syrie, a fait savoir la Treizième chaîne mardi.

La demande a été considérée comme une condition préalable au soutien américain et israélien à un accord à long-terme qui permettrait d’assurer la paix dans une Syrie ravagée par la guerre.

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton et son homologue israélien Meir Ben-Shabbat ont spécifiquement mentionné la construction par la république islamique de structures de production de missiles de précision pour le Hezbollah au Liban, ainsi que la délivrance par Téhéran de missiles de longue-portée capables d’atteindre l’Etat juif auprès des milices chiites en Irak.

Un responsable de l’administration américaine a déclaré à la Treizième chaîne qu’il a été affirmé à la Russie qu’une sortie iranienne de la Syrie ne réglerait rien si le problème était simplement déplacé au Liban ou en Irak.

Les Israéliens et les Américains ont suggéré que la Russie doive avant tout garantir le retrait des armes lourdes iraniennes en Syrie, notamment les missiles et les roquettes à longue-portée.

La réponse apportée par les Russes aux Israéliens et aux Américains reste encore inconnue. Suite à la rencontre, le conseiller russe à la sécurité nationale Nikolai Patrushev s’est exprimé au nom de l’Iran en soutenant sa présence militaire en Syrie, considérée comme une menace à sa sécurité par l’Etat juif.

Le secrétaire du conseil à la sécurité russe Nikolai Patrushev lors d’un sommet trilatéral avec Israël et les Etats-Unis à l’Orient Hotel de Jérusalem, le 25 juin 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton\Flash90)

Même si elle n’a pas cité ses sources, la Treizième chaîne a fait savoir que les discussions en cours entre Jérusalem, Washington et Moscou inquiétaient Téhéran, qui redoute que ses intérêts ne soient pas maintenus dans le cadre d’un arrangement après-guerre.

La conférence trilatérale du 25 juin entre les conseillers à la sécurité israélien, russe et américain a été le premier événement en son genre à être organisé à Jérusalem et, selon Israël, a été également le premier consacré à la nécessité de contrer l’Iran, qu’il s’agisse de ses aspirations nucléaires ou de ses influences à travers le Moyen-Orient.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré à Patrushev avant la rencontre que « Israël ne permettra pas à un Iran qui appelle à notre annihilation de s’ancrer à notre frontière et nous ferons tout ce qu’il faut pour l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire ».

Cela fait longtemps que l’Etat juif cherche le soutien des Russes dans sa demande de retrait des forces iraniennes en Syrie à la fin de la guerre civile dans le pays.

La république islamique et ses mandataires militaires aident le régime syrien à mettre un terme à ce conflit mais Israël s’inquiète du fait que l’Iran ne cherche à utiliser cette opportunité pour établir des bases en Syrie, à partir desquelles le pays pourrait attaquer l’Etat juif.

Israël a juré d’empêcher l’enracinement de Téhéran et a mené de nombreuses frappes aériennes en Syrie contre des cibles qui seraient liées à l’Iran.

La Russie, qui maintient des liens étroits avec Israël et avec l’Iran, est considérée comme une interlocutrice potentielle entre l’Occident et Téhéran.

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