Israël fustige le président de Corée du Sud pour une publication sortie de son contexte
Le ministère israélien des Affaires étrangères a répondu à Lee Jae Myung, l’accusant de "banaliser le massacre des Juifs à la veille de la Journée du souvenir de la Shoah"

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a partagé vendredi sur le réseau social X une vidéo montrant des soldats de l’armée israélienne poussant le corps d’un suspect palestinien depuis un toit en Cisjordanie.
Lee a indiqué qu’il comptait vérifier l’authenticité de la vidéo et s’enquérir des mesures prises à l’encontre des soldats.
« Un homicide en temps de guerre n’est pas différent des faits que nous condamnons, tels que l’esclavage forcé des femmes de réconfort et le massacre du peuple juif », a-t-il ajouté.
Quelques heures plus tard, il a publié une mise à jour indiquant que la vidéo datait de deux ans, précisant que l’administration Biden avait exprimé son inquiétude face à cet incident et qu’Israël avait déclaré qu’une enquête avait été menée.
Cependant, aucun résultat de cette enquête n’a été rendu public, et on ignore donc si les soldats impliqués ont fait l’objet de sanctions disciplinaires.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a répondu à Lee, l’accusant de « banaliser le massacre des Juifs à la veille de la Journée du souvenir de la Shoah en Israël ».
이게 사실인지, 사실이라면 어떤 조치가 있었는지 알아봐야겠습니다.
우리가 문제삼는 위안부 강제, 유태인 학살이나 전시 살해는 다를 바가 없습니다. https://t.co/owqj9Rg1lk
— 이재명 (@Jaemyung_Lee) April 9, 2026
« Le président Lee Jae Myung, pour une raison étrange, a choisi de ressortir une histoire datant de 2024 et de citer un faux compte qui la présentait à tort comme un événement d’actualité », a écrit le ministère des Affaires étrangères sur X.
« L’événement en question s’est produit lors d’une opération contre des terroristes, à un moment où les soldats israéliens étaient confrontés à des menaces directes et immédiates pour leur vie. Cet événement a fait l’objet d’une enquête approfondie et a été traité il y a deux ans », poursuit le message, reprochant à Lee de ne pas condamner les attaques de l’Iran ou du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah contre Israël.







