Israël-Hamas : la présidente de la commission d’enquête de l’ONU a été nommée
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Israël-Hamas : la présidente de la commission d’enquête de l’ONU a été nommée

Navi Pillay, ancienne Haute-commissaire aux droits de l'homme, présidera la commission , ouù elle siégera aux côtés de l'Indien Miloon Kothari et l'Australien Chris Sidoti

La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Navi Pillay s'exprime lors d'une conférence de presse au siège européen des Nations unies à Genève, en Suisse, le lundi 2 décembre 2013. (Crédit: AP/Keystone, Salvatore Di Nolfi)
La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Navi Pillay s'exprime lors d'une conférence de presse au siège européen des Nations unies à Genève, en Suisse, le lundi 2 décembre 2013. (Crédit: AP/Keystone, Salvatore Di Nolfi)

La commission d’enquête internationale sur les atteintes aux droits humains commises dans les implantations et en Israël sera présidée par Navi Pillay, une ancienne Haute-commissaire aux droits de l’homme, a annoncé l’ONU jeudi.

Les deux autres membres de cette commission créée fin mai par le Conseil des droits de l’homme après un violent conflit entre Israël et les Palestiniens sont l’Indien Miloon Kothari et l’Australien Chris Sidoti, a précisé le Haut-commissariat aux droits de l’homme.

M. Kothari a été de 2000 à 2008 rapporteur spécial de l’ONU sur le logement tandis que M. Sidoti est un spécialiste reconnu des droits de l’homme.

Pour sa part, Navi Pillay a été Haute-commissaire aux droits de l’homme de 2008 à 2014. Elle a également été juge et présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda.

En Afrique du Sud, elle avait été la première femme à ouvrir, en 1967, un cabinet d’avocats dans sa province du Natal où elle a notamment défendu des personnes militant contre l’apartheid, dénoncé la torture et réussi à conquérir des droits pour les prisonniers de Robben Island, où était détenu Nelson Mandela.

Une résolution très controversée et unique en son genre votée le 28 mai avec 24 voix pour, neuf contre et 14 absentions, avait permis la création de cette « commission d’enquête internationale indépendante et permanente » chargée d’examiner les atteintes au droit international humanitaire et aux droits de l’homme ayant abouti aux violences en mai dernier.

Le texte demande que la commission étudie « toutes les causes profondes des tensions récurrentes, de l’instabilité et de la prolongation du conflit, y compris les discriminations et la répression systématiques fondées sur l’appartenance nationale, ethnique, raciale ou religieuse ».

L’enquête doit se concentrer sur l’établissement des faits et collecter les preuves et autres éléments qui pourraient être utilisés dans le cadre de poursuites judiciaires et, dans la mesure du possible, identifier les coupables pour qu’ils puissent être jugés.

C’est aussi la première fois que le Conseil met sur pied une commission d’enquête avec un mandat dont la durée n’est pas fixée à l’avance. Celui concernant la Syrie doit être renouvelé chaque année.

Le premier rapport annuel doit être présenté en juin 2022 au cours de la 50e session du Conseil des droits de l’homme, précise le communiqué.

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