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Israël Katz demande l’aide de son homologue italien face au Hezbollah

Le ministre israélien des Affaires étrangères a aussi rappelé à Antonio Tajani qu'Israël se doit d'achever sa mission à Gaza en ramenant les otages et en "neutralisant" le Hamas

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre des Affaires étrangères Israël Katz brandissant une photo des otages enlevés lors de l'attaque transfrontalière du Hamas le 7 octobre, au Conseil de l'Europe, à Bruxelles, le 22 janvier 2024. (Crédit : Ministère israélien des Affaires étrangères)
Le ministre des Affaires étrangères Israël Katz brandissant une photo des otages enlevés lors de l'attaque transfrontalière du Hamas le 7 octobre, au Conseil de l'Europe, à Bruxelles, le 22 janvier 2024. (Crédit : Ministère israélien des Affaires étrangères)

Le ministre des Affaires étrangères Israël Katz a rencontré jeudi son homologue italien Antonio Tajani à Jérusalem, et a demandé l’aide de Rome pour trouver une solution diplomatique à la présence du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah à la frontière nord d’Israël.

« J’ai demandé son intervention auprès du gouvernement libanais pour chasser le Hezbollah du Sud-Liban », a écrit Katz sur X, « sinon le Liban sera confronté à un coup dévastateur dont il ne se remettra pas ».

Katz a également indiqué qu’il avait dit à Tajani qu’Israël n’avait pas d’autre choix que d’achever sa mission à Gaza en ramenant les otages et en « neutralisant » le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Selon le ministère des Affaires étrangères, les deux parties ont convenu de travailler à la reprise des vols entre l’Italie et Israël, qui ont été interrompus par la guerre contre le Hamas.

Tajani a déclaré que les deux parties avaient convenu de « renforcer les initiatives humanitaires conjointes » et que Rome était prête à soigner 100 enfants de Gaza en Italie.

Les diplomates ont également rencontré des familles d’otages.

Le ministre des Affaires étrangères italien Antonio Tajani lors d’une conférence de presse sur le G7, au ministère des Affaires étrangères à Rome, le 17 janvier 2024. (Crédit : Domenico Stinellis/AP Photo)

En début de semaine, Tajani, qui est également vice-Premier ministre, a révélé que l’Italie avait suspendu ses livraisons d’armes à Israël après le 7 octobre.

L’annonce du ministre, faite lors d’une interview avec des journalistes italiens du NazioneGiorno et du Resto del Carlino, était une réponse à la demande d’Elly Schlein, cheffe de file de l’opposition, qui souhaitait que le gouvernement italien mette fin aux exportations d’armes vers le Moyen-Orient.

« Depuis le 7 octobre, nous avons décidé de ne plus envoyer d’armes à Israël, il n’est donc pas nécessaire de discuter de ce point », avait affirmé Tajani, selon l’agence de presse italienne ANSA.

Le 7 octobre, quelque 3 000 terroristes du Hamas ont envahi Israël, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, et prenant 253 otages de tous âges, tout en commettant de nombreuses atrocités et en recourant à la violence sexuelle à grande échelle.

Une frappe aérienne contre des cibles du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, dans le sud du Liban, sur une photo de l’armée israélienne diffusée le 22 janvier 2023. (Crédit : Capture d’écran X)

Ce massacre a déclenché une opération aérienne et une incursion terrestre sans précédent dans la bande de Gaza, qui, selon des chiffres invérifiables du ministère de la Santé dirigé par le Hamas, aurait coûté la vie à quelque 25 000 Palestiniens à ce jour. Ces chiffres ne font pas de distinction entre les terroristes et les civils et incluent les victimes de roquettes palestiniennes mal tirées.

Selon le site d’information israélien Walla, environ 5 % des achats d’armes israéliennes au cours des dix dernières années proviennent d’Italie, notamment des hélicoptères et de l’artillerie navale.

Par ailleurs, Tajani avait déclaré dans une interview accordée à la radio italienne la semaine dernière que son pays serait prêt à envoyer des troupes dans le cadre d’une mission de maintien de la paix à Gaza, selon l’ANSA.

Dimanche, à la suite du refus déclaré du Premier ministre Benjamin Netanyahu d’accepter une formule de paix fondée sur la coexistence de deux États, Tajani avait indiqué aux journalistes que le président Isaac Herzog était néanmoins ouvert à une telle solution, selon une information du quotidien italien Il Tempo.

Des diplomates, dont la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock et le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, effectuant des visites de solidarité dans le sud d’Israël, en compagnie du ministre des Affaires étrangères Eli Cohen, le 13 octobre 2023 (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)

Tajani, un ancien officier de l’armée de l’air qui dirige le parti conservateur Forza Italia depuis la mort de son président Silvio Berlusconi en juillet, a effectué une visite de solidarité en Israël au début de la guerre contre le Hamas et a réaffirmé en novembre, avec d’autres pays du G7, sa conviction qu’Israël a le droit de se défendre, dans les limites du droit international, contre l’agression du groupe terroriste palestinien.

En décembre, le ministre des Affaires étrangères italien avait adopté un ton plus critique, condamnant Israël pour avoir tiré à l’intérieur d’une église de Gaza – une information que l’armée a démentie catégoriquement à maintes reprises. En janvier, en tant que président du G7, Tajani a exploré avec d’autres ministres des Affaires étrangères du groupe la possibilité de faire pression sur Israël pour mettre fin « rapidement » à la guerre.

Au sujet de la plainte déposée par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice, selon laquelle Israël commettrait un « génocide » contre les habitants de Gaza, Tajani a souligné que, bien qu’Israël ait frappé des civils à Gaza, il ne commettait pas de génocide.

Berlusconi, l’ancien chef du parti dirigé par Tajani, un magnat des médias haut en couleur et entaché de scandales qui a été Premier ministre de l’Italie pendant neuf ans, était connu pour être un fervent partisan d’Israël, allant jusqu’à suggérer que l’État juif puisse rejoindre l’Union européenne. C’est sous Berlusconi que l’Italie avait vendu 30 avions d’entraînement à Israël, dans le cadre d’un accord d’un milliard de dollars. Bien que critique à l’égard des implantations israéliennes en Cisjordanie, Berlusconi avait un jour déclaré que l’Occident devait soutenir Israël dans le conflit israélo-palestinien.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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