Israël, le 11e pays le plus heureux du monde mais…
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Israël, le 11e pays le plus heureux du monde mais…

Des enquêtes séparées établissent qu'un tiers des Juifs israéliens quitteraient le pays si l'opportunité leur en était donnée. L'état juif se place devant les Etats Unis (14ème), l'Allemagne (16ème) et le Royaume Uni (19ème)

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Des Israéliens célébrant le Jour de l'Indépendance d'Israël, à Jérusalem, le 23 avril 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Des Israéliens célébrant le Jour de l'Indépendance d'Israël, à Jérusalem, le 23 avril 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Israël est le 11ème pays le plus heureux du monde, se classant derrière des super-puissances du bonheur comme la Norvège, la Suisse et le Canada, mais devant les Etats Unis (14ème) et le Royaume Uni (19ème), selon le classement mondial du bonheur 2017 de l’ONU qui a été rendu public lundi.

L’enquête cherche à quantifier le bonheur en tant qu’outil permettant une meilleure santé et une plus grande efficacité au coeur des sociétés. La première édition de ce rapport a été diffusée en 2012 et Israël se trouvait à la 14ème place. Dans les quatre années qui ont suivi, l’état Juif s’est maintenu à la 11ème place.

L’étude indique que six facteurs principaux ont aidé à déterminer le niveau de bonheur dans chaque pays examiné : le Produit intérieur brut par individu, le soutien social, l’espérance de vie en bonne santé, les libertés individuelles, la générosité et les perceptions de corruption.

C’est la Norvège qui prend la tête du classement du pays le plus heureux du monde, avançant de trois places en un an et remplaçant le Danemark (dorénacant 2ème). L’Islande, la Suisse et la Finlande arrivent ensuite.

Des écoliers israéliens déguisés pour Pourim, à Jérusalem, le 10 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des écoliers israéliens déguisés pour Pourim, à Jérusalem, le 10 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En fin de peloton, des pays d’Afrique subsaharienne – la Tanzanie, le Burundi et la République centrafricaine, qui battent de peu la Syrie aux trois dernières places du classement.

Toutefois, les statistiques impressionnantes de l’état juif surviennent au moment où une enquête distincte faite en Israël dépeint une image plus sombre.

Une enquête rendue publique lundi et réalisée par Masa Israeli, un projet sur l’identité juive mené en collaboration avec le ministère de l’Education, indique que 27 % des Juifs israéliens quitteraient le pays si l’opportunité leur en était donnée.

Le sondage établit que ce nombre est encore supérieur parmi les Juifs laïques (36 %). Ce sont les Juifs religieux qui montrent le moins de vélléité à quitter le pays, à seulement 7 %.

Ce sont les hommes laïques célibataires, entre 23 et 29 ans, qui seraient les plus enclins à émigrer.

Cette étude a été mandatée à la veille de la quatrième conférence de Masa Israeli, qui devrait avoir lieu à la Knesset lundi avec pour objectif de définir de nouveaux moyens de construire un discours commun au sein de la société israélienne.

Des Israéliens réunis au mur Occidental dans la vieille ville de Jérusalem le 5 juin 2016 avec des drapeaux célébrant le Jerusalem Day, qui marque la victoire d'Israël lors de la guerre des Six jours de 1967 (Menahem Kahana/AFP)
Des Israéliens réunis au mur Occidental dans la vieille ville de Jérusalem le 5 juin 2016 avec des drapeaux célébrant le Jerusalem Day, qui marque la victoire d’Israël lors de la guerre des Six jours de 1967 (Menahem Kahana/AFP)

Un segment séparé de l’enquête s’est intéressé à la question de l’identité. Les personnes sondées ont dû établir si elles se considéraient d’abord comme Israéliennes ou Juives. Parmi les Israéliens qui se sont définis comme étant des Juifs « traditionnels » ou « religieux », respectivement 83 % et 90 % d’entre eux se sont qualifiés de « Juifs » d’abord.

Tandis que chez les sondés « laïques », 44 % d’entre eux se sont prioritairement désignés comme Israéliens puis seulement comme Juifs.

Dans un communiqué consacré aux résultats de l’enquête, le directeur-général de Masa Israeli Uri Cohen a déclaré : « Le simple fait que tellement de gens aient indiqué qu’ils quitteraient le pays se’ils le pouvaient suggère que de nombreux Israéliens n’ont pas développé un sentiment d’appartenance avec le pays. C’est une statistique alarmante ».

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