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Israël marque le deuxième anniversaire du 7-Octobre

Les cérémonies mémorielles officielles sont prévues pour le 16 octobre, à l'issue des fêtes juives de Souccot

Les familles d'une victime des attentats du 7 octobre 2023 nettoient et décorent leur mémorial sur le site du festival Nova à Reim, dans le sud d'Israël, le 6 octobre 2025, la veille du deuxième anniversaire des attentats. (Crédit : JOHN WESSELS / AFP)
Les familles d'une victime des attentats du 7 octobre 2023 nettoient et décorent leur mémorial sur le site du festival Nova à Reim, dans le sud d'Israël, le 6 octobre 2025, la veille du deuxième anniversaire des attentats. (Crédit : JOHN WESSELS / AFP)

Israël marque mardi le deuxième anniversaire du 7-Octobre, jour le plus meurtrier de son histoire, sur fond de négociations indirectes entre le Hamas et le gouvernement israélien faisant poindre un espoir ténu d’une libération des otages à Gaza et d’une fin de la guerre ayant dévasté ce territoire.

Dans la matinée, un rassemblement est prévu près de Beeri sur les lieux du festival de musique Nova, théâtre du pire massacre commis par les terroristes islamistes palestiniens dans leur attaque surprise sur le sud d’Israël au matin du 7 octobre 2023.

Familles et amis des victimes doivent se recueillir en mémoire aux plus de 370 personnes tuées, essentiellement des jeunes, dans cette fête techno géante organisée à la lisière de la bande de Gaza.

L’autre temps fort de la journée aura lieu dans la soirée à Tel-Aviv, où une cérémonie organisée à l’initiative des familles des victimes de l’attaque du 7 octobre est prévue au parc HaYarkon et sera diffusée à la télévision.

Contrairement à l’an dernier, le gouvernement israélien a choisi de ne pas organiser de commémoration officielle, mais de désigner une journée nationale de commémoration le lendemain de Sim’hat Torah — l’anniversaire hébraïque du massacre — le 24 Tichri, qui tombe cette année le 16 octobre. Ainsi, l’événement de Kumu, organisé par des proches de victimes au parc HaYarkon, est devenu la principale cérémonie commémorative du pays pour les attentats du 7 octobre.

Il y a deux ans, l’attaque avait eu lieu au dernier jour de cette huitaine de fête, en plein Shabbat.

Des personnes visitent la maison incendiée de la famille Siman Tov, dont les cinq membres ont été tués lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, dans le kibboutz Nir Oz, en Israël, à la veille du deuxième anniversaire de l’attaque, le lundi 6 octobre 2025. (Crédit : AP/Ohad Zwigenberg)

Couverts par un déluge de roquettes tirés de la bande de Gaza, plusieurs milliers de combattants du Hamas et d’autres groupes palestiniens avaient percé la barrière de sécurité réputée infranchissable érigée par Israël le long de la bande de Gaza, attaqué des bases militaires et massacré les Israéliens sur les routes, dans des kibboutz, des villes et des villages.

Il faudra pas moins de trois jour à Israël pour reprendre le contrôle du territoire au prix de très lourdes pertes.

Du côté israélien, l’attaque a entraîné la mort de 1 219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours otages à Gaza dont 25 sont mortes selon l’armée.

Depuis lors, plus de 67 160 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza dans la campagne israélienne de représailles militaires, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Le ministère, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU mais restent invérifiables de manière indépendante, ne précise pas le nombre de combattants tués mais ses données indiquent que plus de la moitié des morts sont des mineurs et des femmes.

Lundi déjà, des centaines d’Israéliens sont venus se recueillir sous les eucalyptus au mémorial de Nova.

Évoquant un « sentiment d’unité » face aux « événements extrêmement difficiles, démesurés [qui se sont] réellement déroulés ici », Elad Gancz, enseignant de 38 ans a déclaré à l’AFP que sa présence témoignait du fait que « nous voulons vivre, malgré tout ».

Des Palestiniens transportant leurs biens au nord-ouest du camp de réfugiés de Nuseirat, alors qu’ils sont déplacés vers le sud depuis la région de Wadi Gaza, le 1er octobre 2025. (Crédit : Bashar TALEB / AFP)

De l’autre côté de la frontière, la bande de Gaza fait face à une situation humanitaire catastrophique. Dans des paysages de ruines, des centaines de milliers de déplacés s’entassent dans des camps de toiles surpeuplés, manquant de tout.

« Nous avons tout perdu dans cette guerre, nos maisons, nos proches, nos amis, nos voisins », a déclaré Hanane Mohammed, 49 ans, déplacée de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza et jointe par téléphone à Deir el-Balah, dans le centre. « J’attends avec impatience qu’un cessez-le-feu soit annoncé pour que cesse enfin ce bain de sang interminable ».

En Israël, un récent sondage révèle une majorité (64 %) en faveur d’une fin immédiate de la guerre et un fort mécontentement (72 % des sondés) vis-à-vis de la façon dont le gouvernement conduit la guerre.

Faisant pression à la fois sur le Hamas et sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump a dévoilé le 29 septembre un plan destiné à mettre un terme à la guerre et prévoyant notamment une libération de tous les otages, un retrait progressif de l’armée israélienne et le désarmement du Hamas.

Le président américain Donald Trump serre la main du Premier ministre irlandais Micheal Martin (à gauche) lors d’une réception organisée à l’occasion de la Saint-Patrick dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, le 12 mars 2025. (Crédit : Mandel NGAN / AFP)

Des pourparlers indirects entre le mouvement islamiste et le gouvernement israélien ont commencé lundi dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh.

Elles ont pour but de poser à minima les bases concrètes pour la réalisation du premier acte du plan Trump : la libération de tous les otages en échange de celle de centaines de prisonniers palestiniens détenus par Israël dans le cadre d’un cessez-le-feu.

M. Trump a exhorté les négociateurs à « aller vite » pour mettre fin à la guerre à Gaza, où les frappes israéliennes ont continué lundi. Mais le défi reste herculéen.

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