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Israël menace de couper l’électricité aux Palestiniens endettés

Dès la semaine prochaine, des pannes frapperont notamment Ramallah, Bethléem jusqu’à ce qu’un demi-milliard de shekels soit payé à la Compagnie israélienne d'électricité

Un nouveau poste électrique, en Cisjordanie, dont Israël a transféré le contrôle aux Palestiniens. (Crédit : COGAT)
Un nouveau poste électrique, en Cisjordanie, dont Israël a transféré le contrôle aux Palestiniens. (Crédit : COGAT)

La Compagnie israélienne d’électricité a menacé de commencer à couper l’électricité dans les zones palestiniennes de Cisjordanie la semaine prochaine pour quelque 383 millions de shekels de factures impayées.

À partir de mercredi prochain, des pannes d’électricité continueront de frapper les zones de Cisjordanie près de Jérusalem, y compris Ramallah et Bethléem jusqu’à ce que les dettes soient payées ou qu’un accord soit conclu, ont déclaré des responsables israéliens et palestiniens.

Le litige a été initialement rapporté par la station de radio Kan.

Les Palestiniens dépendent d’Israël pour la quasi-totalité de leur électricité, mais sont souvent en retard sur les paiements à Israël, déclenchant périodiquement des crises alors que la Compagnie israélienne d’électricité tente de faire pression sur la Compagnie d’électricité du district de Jérusalem, connue sous le nom de JDECO, et l’Autorité palestinienne pour qu’elles paient leurs dettes.

Dans le passé, Israël a forcé la Compagnie israélienne d’électricité à continuer à fournir de l’électricité par souci pour la population palestinienne.

L’Autorité palestinienne a été informée par les autorités israéliennes qu’elle risque des pannes d’électricité si la dette croissante n’est pas traitée. Le chef du JDECO, Hisham al-Omari, a accusé les autorités israéliennes d’avoir délibérément instrumentalisé l’annonce à des fins politiques.

« Israël crée délibérément des crises, en particulier alors que nous entrons dans la saison hivernale, afin de servir ses objectifs », a déclaré al-Omari dans un communiqué.

Reconnaissant qu’il ne sera pas en mesure de verser immédiatement les fonds, Ramallah a présenté à Israël une liste de zones qu’il demande à exclure des zones d’occultation, a rapporté Kan. Il s’agit notamment des villes dotées d’hôpitaux ou d’autres installations essentielles.

En 2016, Israël et l’AP ont conclu un accord pour régler une dette qui est montant à 2 milliards de shekels, Ramallah acceptant de payer à Jérusalem 570 millions de shekels. Le solde restant de 1,5 milliard de NIS devait être payé en 48 versements.

En vertu d’un accord économique signé avec l’Autorité palestinienne en 1994, Israël perçoit environ 600 à 700 millions de shekels chaque mois en droits de douane, qui sont perçus sur les marchandises destinées aux marchés palestiniens qui transitent par les ports israéliens.

Israël transfère l’argent après avoir déduit environ 100 millions de shekels pour des dépenses telles que les hospitalisations palestiniennes en Israël, le traitement des eaux usées et une partie de la dette d’électricité, qui est restée largement stable ces derniers mois.

En janvier 2015, la Compagnie israélienne d’électricité a coupé l’électricité aux villes palestiniennes pendant plusieurs heures chaque jour pour une dette similaire, pour renouveler définitivement l’approvisionnement en électricité quelques semaines plus tard.

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