Israël n’aurait pas accepté de cesser les assassinats ciblés pour la trêve
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Israël n’aurait pas accepté de cesser les assassinats ciblés pour la trêve

Un haut responsable confirme que le Jihad islamique en a fait la demande, mais Jérusalem a refusé ; il y aurait eu des dissensions entre les ailes militaire et politique du groupe

Deux nouveaux appareils F-35 atterrissent sur la base aérienne Nevatim, dans le sud d'Israël, le 14 juillet 2019. (Crédit : Armée israélienne)
Deux nouveaux appareils F-35 atterrissent sur la base aérienne Nevatim, dans le sud d'Israël, le 14 juillet 2019. (Crédit : Armée israélienne)

Un haut responsable israélien a démenti vendredi les affirmations du Jihad islamique  selon lesquelles l’État juif avait accepté de mettre un terme aux éliminations ciblées en échange d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

Il aurait ainsi fait savoir à des médias israéliens que « contrairement aux affirmations du Jihad islamique, Israël n’a pas donné suite à la demande de cesser les assassinats ciblés ».

L’organisation terroriste assure en effet que l’accord de trêve repose sur trois conditions — la fin des assassinats ciblés, l’arrêt des tirs israéliens sur les manifestants se réunissant chaque semaine à la frontière israélienne et un assouplissement du blocus qui dure depuis 12 ans.

Des responsables du Jihad islamique cités par des médias arabes clament qu’Israël a accepté toutes ces conditions.

Mais le haut responsable israélien a assuré à Ynet que c’était le Jihad islamique  qui avait réclamé le cessez-le-feu et qu’Israël n’avait fait aucune promesse. « Nous n’avons promis à personne que nous éviterions les assassinats », a-t-il déclaré. « Quiconque tente d’attaquer ou attaque sera touché. »

Il a également reconnu que le groupe avait « fixé des conditions » pour que la paix soit maintenue, « mais cela ne veut rien dire ».

Ynet a également rapporté que la décision de suspendre les hostilités avait créé de grandes dissensions au sein de l’organisation terroriste, le responsable de son aile politique soutenant la trêve tandis que sa branche militaire souhaitait poursuivre les tirs.

Des chars israéliens sont postés près de la frontière avec la bande de Gaza, le 13 novembre 2019. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Des sources palestiniennes ont indiqué au site internet que des responsables de l’aile militaire exigeaient que le groupe quitte le centre de crise conjoint des factions armées de Gaza en raison du refus du Hamas de prendre part aux affrontements de cette semaine.

Ils auraient également réclamé que le groupe suspende sa participation aux émeutes hebdomadaires se tenant chaque semaine près de la clôture de sécurité frontalière.

Entre mardi et jeudi matins, Israël et le Jihad islamique  se sont livrés à 48 heures d’affrontement lors desquelles plus de 450 roquettes et obus de mortiers ont été tirés sur Israël depuis l’enclave. Israël a riposté par des dizaines de frappes aériennes sur des installations de l’organisation et des cellules terroristes qui s’apprêtaient à lancer des roquettes.

D’après des sources palestiniennes, 34 Gazaouïs ont trouvé la mort. Israël indique que la majorité d’entre eux étaient des terroristes, mais des organisations de droits humains affirment que 16 civils figuraient parmi les victimes.

Cinquante-huit Israéliens ont été légèrement et modérément blessés ou pris en charge pour des crises d’angoisse.

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