Israël saisit 23 tonnes de chocolat destinées à financer le Hamas
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Israël saisit 23 tonnes de chocolat destinées à financer le Hamas

Selon le ministère de la Défense, les importateurs gazaouis auraient travaillé avec des sociétés-écrans du Hamas ; la vente du chocolat devait profiter à l'aile armée du groupe

Les barres de chocolat saisies par Israël au poste-frontière Nitzana avec l'Égypte qui, selon les responsables israéliens, auraient été importées par des sociétés-écran du Hamas et dont la vente aurait financé l'aile militaire du groupe terroriste. Photo prise le 16 août 2021. (Crédit : ministère de la Défense)
Les barres de chocolat saisies par Israël au poste-frontière Nitzana avec l'Égypte qui, selon les responsables israéliens, auraient été importées par des sociétés-écran du Hamas et dont la vente aurait financé l'aile militaire du groupe terroriste. Photo prise le 16 août 2021. (Crédit : ministère de la Défense)

Les responsables israéliens de la sécurité ont saisi une livraison de 23 tonnes de barres de chocolat à destination de la bande de Gaza qui, disent-ils, auraient à terme servi à financer les opérations militaires du Hamas dans le territoire.

Ce sont des officiels de l’Autorité fiscale qui ont intercepté cette livraison alors qu’elle entrait en Israël depuis l’Égypte via le poste-frontière de Nitzana avant qu’elle ne rejoigne Gaza. Les responsables sont passés à l’acte sur la base d’informations fournies par les renseignements militaires et par le bureau national de financement de l’antiterrorisme au sein du ministère de la Défense, a fait savoir un communiqué de ce dernier.

Selon les officiels israéliens, les barres de chocolat devaient être introduites au sein de l’enclave côtière par le biais d’importateurs travaillant avec deux firmes de Gaza, le Bureau de change al-Mutahidun et Arab al-Sin, toutes deux propriétés de la famille Shamlakh et qui servent de sociétés-écran au Hamas. Al-Mutahidun et Arab al-Sin sont considérées par Israël comme des organisations terroristes et l’État juif affirme que les ventes de leurs importations aident à financer l’aile armée du Hamas.

« Al-Mutahidun » signifie « l’adversaire » en arabe et c’est un mot qui est parfois utilisé en référence aux défis lancés à Israël et aux confrontations avec le pays.

« Israël continuera à agir de manière à empêcher le Hamas de devenir plus fort », a dit le ministre de la Défense, Benny Gantz, dans une déclaration après avoir signé un ordre de saisie de ces barres de chocolat.

Le Hamas « renforce ses forces militaires au lieu de s’occuper des résidents de la bande qui luttent économiquement », a ajouté Gantz. « Nous continuerons à réprimer le financement du terrorisme sous toutes ses formes ».

Des jeunes Palestiniens attendent de pouvoir s’inscrire à un camp d’été organisé par l’aile militaire du Hamas, les Brigades Iz-Ad Din Al-Qassam à Gaza City, le 14 juin 2021. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Les responsables israéliens estiment que le Hamas contrôle une grande partie de l’industrie des importations – notamment concernant les produits de base – de manière à pouvoir assurer des revenus pour l’organisation qui pourront ainsi contourner les sanctions israéliennes et internationales et les restrictions induites par le blocus.

« Les accords commerciaux conclus avec ces entreprises sont illégaux et les personnes impliquées seront sanctionnées », a expliqué un responsable israélien au site Ynet, lundi.

Cet incident survient dans un contexte de renforcement des tensions sur la frontière entre Israël et Gaza.

Lundi après-midi, des groupes terroristes palestiniens ont tiré deux roquettes en direction de la ville de Sderot – c’est la première attaque de ce type depuis le conflit de onze jours qui a opposé à Gaza l’État juif et le Hamas, au mois de mai, a noté l’armée.

23 tonnes de barres de chocolat saisies par Israël au poste-frontière Nitzana avec l’Égypte qui, selon les responsables israéliens, auraient été importées par des sociétés-écran du Hamas et dont la vente aurait financé l’aile militaire du groupe terroriste. Photo prise le 16 août 2021. (Crédit : ministère de la Défense)

Le système antimissile du Dôme de fer aurait intercepté l’une des roquettes et l’autre serait retombée sur la bande de Gaza. L’attaque a activé les sirènes d’alarme à Sderot et dans les communautés d’Ivim, Nir Am et Erez, dans la région de Shaar HaNegev, dans le sud du pays.

Ces tirs sont survenus après des menaces répétées des groupes terroristes palestiniens, ces derniers mois, sur le rythme lent des travaux de reconstruction à Gaza et sur les retards accumulés dans l’arrivée des liquidités du Qatar dans la bande suite à la guerre du mois de mai, connue en Israël sous le nom de Gardien des murs.

Les différents groupes terroristes de l’enclave côtière – et en particulier le Hamas et le Jihad islamique – qui œuvrent collectivement par le biais d’une « salle conjointe d’opérations » devaient se rencontrer, dimanche soir, pour décider de la suite à donner dans les discussions de cessez-le-feu avec Israël. La rencontre aurait été annulée, les participants craignant apparemment une frappe israélienne.

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