Israël s’apprête à étendre le pass vert, la 3e dose bientôt pour les 45 ans ?
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Israël s’apprête à étendre le pass vert, la 3e dose bientôt pour les 45 ans ?

Les citoyens de plus de 3 ans non vaccinés devront fournir un test négatif pour participer à des événements

Un agent de santé a prélevé un échantillon par écouvillonnage sur un homme dans un centre de dépistage du coronavirus à Jérusalem, le 10 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un agent de santé a prélevé un échantillon par écouvillonnage sur un homme dans un centre de dépistage du coronavirus à Jérusalem, le 10 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le Premier ministre Naftali Bennett s’est mis d’accord mardi avec les hauts responsables de la santé sur un élargissement des restrictions du COVID-19, selon de multiples articles de presse, dans le but d’endiguer un pic de cas de coronavirus provoqué par la variante Delta.

Parmi les participants à la réunion : le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, les directeurs du bureau du Premier ministre et du ministère de la Santé, la responsable de la santé publique, Sharon Alroy-Preis, et d’autres professionnels des ministères de la Santé et des Finances.

Les parties ont convenu de recommander que le laissez-passer vert s’applique à la plupart des événements et des activités de loisirs, ce qui signifie que les Israéliens devront prouver qu’ils sont vaccinés, qu’ils se sont rétablis du COVID-19 ou qu’ils ont été testés négatifs pour le virus au cours des 72 dernières heures, afin de pouvoir entrer dans la plupart des entreprises.

Les lieux et événements couverts par le laissez-passer sont notamment les piscines, les gymnases, les établissements universitaires, les événements sportifs et culturels, les conférences et expositions, les musées, les bibliothèques, les restaurants, les hôtels etc.

Ils ont également convenu de recommander l’abaissement à trois ans de l’âge auquel les enfants doivent présenter un test négatif au coronavirus. L’État prendrait en charge les tests des enfants âgés de 3 à 12 ans, mais les familles des enfants de plus de 12 ans – qui peuvent se faire vacciner – devraient payer la facture.

Une autre mesure sur laquelle les participants à la réunion se seraient mis d’accord est la limitation de la capacité d’accueil à 50 personnes à l’intérieur et à 100 personnes à l’extérieur lors d’événements non couverts par le laissez-passer vert.

Des Israéliens ont présenté leur certificat de vaccination COVID-19 à l’entrée d’une salle de concert à Tel Aviv, le 7 août 2021, à Tel Aviv. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le renforcement des restrictions s’accompagnerait d’une augmentation du nombre de stations de dépistage rapide dans le pays – actuellement à 120.

Le cabinet Corona – un forum ministériel de haut niveau chargé de piloter la politique gouvernementale en matière de pandémie – se réunira mercredi pour discuter des mesures proposées.

Pendant ce temps, la Treizième Chaîne a rapporté que Bennett espérait élargir l’éligibilité pour une troisième dose aux personnes de plus de 45 ou 50 ans dans un avenir proche. Actuellement, seules les personnes de plus de 60 ans ou immunodéprimées peuvent recevoir une troisième dose.

Selon un expert de haut niveau, les premières données recueillies dans le système de santé ont suggéré que les injections de rappel contribuent à prévenir les infections par la COVID-19.

« Les indications que nous recevons sont en effet très préliminaires mais elles sont très, très bonnes en [termes de] prévention des infections », a déclaré Gabi Barbash, ancien directeur du ministère de la Santé, à la Douzième Chaîne.

Il a ajouté qu’il y aurait de meilleures données sur l’efficacité du rappel vers la fin du week-end et a déclaré que si les chiffres « ressemblent à ce qu’ils sont maintenant », le ministère de la Santé recommanderait probablement aux personnes de plus de 40 ans de se faire vacciner une troisième fois.

M. Bennett devait tenir une discussion séparée plus tard dans la journée de mardi sur les efforts visant à augmenter le nombre de patients que le système de santé peut traiter en même temps, alors que les cas graves ont augmenté à environ 400.

Selon la Douzième Chaîne, parmi les mesures envisagées sur ce front figure l’ouverture de deux services hospitaliers supplémentaires dans le pays pour les patients atteints de coronavirus, dont le personnel serait composé de médecins militaires. En outre, les médecins de Tsahal pourraient être chargés d’aider à traiter les patients modérés.

Avec la recrudescence des infections, une source du ministère de l’Éducation citée par divers médias a estimé qu’à l’ouverture de l’année scolaire le 1er septembre, le pays pourrait voir quelque 5 000 élèves diagnostiqués avec le coronavirus chaque jour.

Un ambulancier du Magen David Adom a prélevé du sang pour des tests sérologiques sur des écoliers ultra-orthodoxes à Kiryat Yearim, le 9 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La source a prédit qu’au rythme actuel, le 1er septembre verra 10 000 Israéliens diagnostiqués chaque jour, les écoliers représentant la moitié d’entre eux.

La source a indiqué que si les infections continuent à augmenter, les directeurs d’école pourront diviser les classes en plusieurs espaces d’apprentissage différents ou même demander à certains groupes d’élèves d’étudier à distance.

Parmi les autres mesures que le ministère devrait recommander, citons le fait de faire manger les élèves à l’extérieur et d’organiser les pauses à des heures différentes, selon les rapports.

La semaine dernière, M. Bennett a approuvé un plan, préparé par plusieurs ministères, pour la réouverture des écoles qui s’appuieront sur des tests massifs, afin d’éviter qu’un grand nombre d’élèves ne soient mis en quarantaine si l’un d’entre eux est infecté.

Dans le même temps, la police a annoncé qu’elle prévoyait de renforcer l’application des restrictions au COVID-19, notamment par l’utilisation de drones et d’agents de police sous couverture.

Les drones seront équipés de haut-parleurs par lesquels les policiers encourageront les gens à porter des masques.

La police concentrera ses efforts sur les villes présentant des taux d’infection élevés, telles que Hadera, Rehovot, Ashkelon, Kiryat Gat, Ashdod et Yavne.

La police a appliqué les restrictions relatives au coronavirus à Jérusalem, le 5 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon le ministère de la Santé, 2 942 nouveaux cas de COVID ont été diagnostiqués mardi dans l’après-midi, après que 6 343 infections ont été diagnostiquées la veille – c’est la première fois depuis début février que plus de 6 000 personnes ont été testées positives en une journée.   

Il y avait 36 251 cas actifs dans le pays. 

Le nombre de cas graves a légèrement diminué depuis le matin – de 394 à 388 – mais il y a également eu 12 décès supplémentaires depuis le matin pour un total de 6 571, ce qui explique probablement la baisse des cas graves. 

Le taux de tests positifs de mardi s’est établi à 4,47 %, en légère baisse par rapport à lundi, où le taux de positivité le plus élevé a été enregistré depuis début mars, à 4,84 %. 

Les données du ministère de la Santé montrent que 5 819 152 personnes, sur les 9,3 millions d’habitants d’Israël, ont reçu au moins une dose de vaccin, tandis que 5 401 750 personnes en ont reçu au moins deux et que 619 538 personnes ont reçu une troisième dose, ou rappel. 

Le leader de l’opposition Benjamin Netanyahu, prédécesseur de M. Bennett au poste de Premier ministre, s’est attaqué à ce dernier au sujet du pic de morbidité. « Israël n’avait pas besoin d’en arriver à cet échec », a-t-il déclaré dans un communiqué. 

Il a également critiqué le gouvernement pour sa volonté d’administrer des piqûres de rappel aux personnes de plus de 60 ans, une première mondiale, en déclarant qu’elles auraient dû être approuvées plus tôt. 

« Si Bennett avait fait cela à temps, nous n’aurions pas atteint des records de morbidité comme ceux-ci et ils ne parleraient pas d’un confinement en ce moment », a déclaré Netanyahu. 

Il a ajouté : « Bennett a perdu un temps précieux – les citoyens israéliens en paient le prix. »  

Une femme israélienne a reçu une injection de rappel du vaccin COVID-19 dans une clinique Clalit à Tel Aviv, le 10 août 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90 )

Plus tôt cette semaine, le laissez-passer vert complet a été rétabli en Israël, limitant la plupart des rassemblements publics – à l’intérieur et à l’extérieur – aux personnes vaccinées, rétablies ou présentant un test COVID négatif, avec des exemptions jusqu’au 20 août pour les personnes âgées de 12 ans et moins.

En plus des mesures locales, Israël s’est également efforcé d’endiguer la vague de nouveaux cas et de variantes en provenance de l’étranger en imposant des règles strictes aux voyageurs entrants – vaccinés ou non – en provenance de presque tous les pays. Une quarantaine à domicile sera exigée pendant 14 jours, ou sept jours avec deux tests négatifs, à partir de lundi.

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