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Israël va fournir un million de vaccins contre le coronavirus à l’Afrique

"Je suis ravi qu'Israël puisse contribuer et devenir un partenaire afin d’éradiquer la pandémie à travers le monde", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid

Des boîtes du vaccin AstraZeneca contre la COVID-19, fabriqué par le Serum Institute of India, arrivent à l'aéroport de Mogadiscio, en Somalie, dans le cadre de l'initiative mondiale COVAX. (Crédit : AP/Farah Abdi Warsameh)
Des boîtes du vaccin AstraZeneca contre la COVID-19, fabriqué par le Serum Institute of India, arrivent à l'aéroport de Mogadiscio, en Somalie, dans le cadre de l'initiative mondiale COVAX. (Crédit : AP/Farah Abdi Warsameh)

Le gouvernement israélien a annoncé mercredi faire don d’un million de vaccins contre le coronavirus dans le cadre du programme COVAX soutenu par l’ONU, qui apporte des vaccins aux pays les moins développés.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que des vaccins AstraZeneca seraient fournis à plusieurs pays d’Afrique dans les semaines à venir – une décision entrant dans le cadre du renforcement des liens entre Israël et le continent africain.

« Je suis ravi qu’Israël puisse contribuer et devenir un partenaire afin d’éradiquer la pandémie à travers le monde », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid.

Selon cette annonce, près d’un quart des pays africains pourrait recevoir ces vaccins – une liste détaillée n’a néanmoins pas été fournie.

Israël entretient des relations étroites avec un certain nombre de pays africains, dont le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda. Le pays a également rétabli ses relations avec le Maroc et a accepté de les normaliser avec le Soudan, dans le cadre d’une série d’accords négociés par les États-Unis.

L’accord d’Israël avec l’initiative COVAX permettra au pays de déterminer où seront envoyés les vaccins, a rapporté le journal Haaretz.

Israël a par le passé déjà distribué ses excédents de vaccins à des pays amis à des fins diplomatiques, mais le processus a été interrompu en février alors que des responsables juridiques examinaient s’il était du ressort du Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, d’ordonner de tels transferts. Certaines doses avaient alors déjà été livrées à l’étranger.

COVAX est une initiative mondiale qui vise à fournir des vaccins contre le coronavirus aux pays trop pauvres pour les acquérir par eux-mêmes en nombre suffisant. Les pays les plus riches ont commandé la plupart des vaccins à travers le monde, provoquant une grande inégalité dans l’accès aux vaccins.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette inégalité a contribué à la capacité du coronavirus à muter, menaçant ainsi les pays riches et pauvres, et a appelé les pays à faire des dons de vaccins plutôt que de distribuer des rappels ou de vacciner les populations jeunes qui sont moins à risque.

Un agent de santé prépare des doses du vaccin COVID-19 de Pfizer-BioNTech pour les enfants, dans un centre de vaccination Clallit à Jérusalem, le 28 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Israël aurait payé des centaines de millions de dollars à plusieurs entreprises au début de la pandémie pour avoir un accès rapide aux vaccins alors encore en cours de développement à l’époque – notamment ceux de Pfizer, Moderna et AstraZeneca.

Israël a finalement utilisé presque exclusivement le vaccin Pfizer-BioNTech. En avril dernier, le pays a tenté en vain d’annuler son accord avec AstraZeneca, face aux inquiétudes concernant l’efficacité de ce vaccin et au rythme de distribution plus lent que prévu.

Nachman Ash, responsable de la lutte contre le coronavirus, avait déclaré à l’époque qu’Israël chercherait probablement à livrer les injections ailleurs. En octobre, le pays a néanmoins commencé à proposer les vaccins AstraZeneca à ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient pas se faire vacciner avec la technologie de l’ARNm.

Un jeune israélien se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de la Maccabi à Katzrin, le 24 novembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

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