Israël va recevoir une compensation suite à la marée noire massive de février
La catastrophe écologique s'est produite suite à une fuite provenant d'un navire syrien; la faune de la région a payé un lourd tribut, et les effets à long terme restent inconnus

Le Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, basé à Londres, a approuvé la demande d’Israël de recevoir des dommages et intérêts pour la pollution massive par le goudron causée à ses plages, suite à une fuite de pétrole dans la mer Méditerranée en février.
Les résultats d’une enquête menée à l’époque par le ministère de la Protection de l’environnement indiquaient que la fuite avait eu lieu entre le 1er et le 2 février, à quelque 130 kilomètres des côtes israéliennes, et provenait d’un navire appartenant à la Syrie, l’Emerald, qui, il est apparu par la suite, n’était pas assuré.
Israël a été pris par surprise le 18 février lorsque du goudron a commencé à s’échouer sur ses côtes méditerranéennes à la suite d’une tempête, et le cadavre d’une baleine d’environ 17 mètres de long échoué sur une plage.
Les jours suivants, il est apparu clairement que les plages de Rosh Hanikra, à l’extrême nord, et de Nitzanim, au sud, avaient été contaminées et que la faune avait payé un lourd tribut.
La vente de poisson méditerranéen avait été temporairement suspendue et les plages ont été fermées, les 17 premières n’ayant rouvert que le 7 mars. Des milliers de volontaires se sont mobilisés pendant plusieurs jours pour aider au nettoyage. Les fonctionnaires chargés des questions marines ont déclaré qu’ils ne se souvenaient pas d’un incident d’une telle ampleur géographique. Les dégâts à long terme sur les écosystèmes restent encore à voir.







