Israël voit un pic de la maladie infantile VRS, en régression pendant la COVID
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Israël voit un pic de la maladie infantile VRS, en régression pendant la COVID

Les médecins pensent que les confinements ont limité la contraction du virus, réduisant ainsi l’immunité contre lui à présent que les restrictions sont progressivement levées

Illustration : Une infirmière se tient dans l'unité de soins intensifs pour enfants pour les patients atteints de coronavirus à l'hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem, le 22 janvier 2020. (Autorisation : Hôpital Hadassah Ein Kerem)
Illustration : Une infirmière se tient dans l'unité de soins intensifs pour enfants pour les patients atteints de coronavirus à l'hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem, le 22 janvier 2020. (Autorisation : Hôpital Hadassah Ein Kerem)

Israël connaît une forte augmentation des malades atteints d’un virus respiratoire courant qui ne circule généralement pas pendant l’été. Sept enfants sont actuellement dans un état grave.

Citant des responsables du ministère de la Santé, la Douzième chaîne a rapporté jeudi que les médecins étaient préoccupés par l’augmentation inhabituelle du VRS (virus respiratoire syncytial) et s’assuraient que tous les hôpitaux disposent d’appareils respiratoires adaptés pour le traitement des patients.

Des pics similaires de VRS hors-saison ont été observés ailleurs dans le monde, notamment pendant les saisons printanières respectives en Australie et à Brooklyn.

Dans tous les cas, il y a eu une baisse significative du VRS pendant la saison hivernale normale.

Le VRS est l’une des maladies courantes qui ont reculé pendant la pandémie, ce qui a surpris de nombreux médecins. Le virus, qui provoque des symptômes tels que l’écoulement nasal, la toux et la fièvre, et peut provoquer une perte d’appétit des enfants, se propage facilement dans les écoles et les garderies. La plupart des enfants contractent le virus avant l’âge de 2 ans, et pour la plupart d’entre eux, le virus n’est pas dangereux. Mais le VRS peut entraîner une maladie plus grave chez les bébés, dont les voies respiratoires sont plus étroites et qui n’ont aucune immunité contre le virus.

Les médecins ont émis l’hypothèse que les confinements de l’année passée ont limité les contractions du VRS, ce qui aurait réduit le degré d’immunité de la population contre le virus à la sortie du confinement.

Selon le CDC américain, plus de 57 000 enfants de moins de 5 ans sont hospitalisés pour le VRS chaque année. Entre 100 et 500 enfants meurent du VRS chaque année. Il n’existe pas de vaccin.

Israël a levé presque toutes ses restrictions pour contenir le virus et, ces derniers jours, a même levé l’obligation du port du masque en intérieur.

Un enfant israélien reçoit un vaccin COVID-19, au centre de vaccination Clalit Covid-19 à Petah Tikva, le 6 juin 2021. (Crédit : Flash90)

La campagne de vaccination de masse d’Israël, qui a déjà administré les deux doses du vaccin à plus de la moitié de la population, ainsi que les mesures de confinement, ont fait baisser le nombre de nouveaux cas quotidiens (basé sur une moyenne hebdomadaire) de 8 600 au plus fort de la crise sanitaire à seulement 13 mercredi dernier.

Au plus fort de la pandémie, il y avait 88 000 cas actifs de coronavirus dans le pays, dont 1 228 étaient dans un état grave. Jeudi, il y avait 248 infections actives et 24 personnes dans un état grave.

JTA a contribué à cet article.

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