Israéliens/Palestiniens: Paris, Berlin, Le Caire, Amman veulent des « petits pas »
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Israéliens/Palestiniens: Paris, Berlin, Le Caire, Amman veulent des « petits pas »

Le Drian a salué de premiers "signes encourageants" entre Israéliens et Palestiniens avec la reprise de leur coordination sur les questions sécuritaires et fiscales

Susanna Terstal, représentante spéciale de l'Union européenne pour le processus de paix au Moyen-Orient ; Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères ; Sameh Shoukry, ministre égyptien des Affaires étrangères ; Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires européennes et étrangères ; Ayman Safadi, ministre jordanien des Affaires étrangères ; et Tor Wennesland, coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, posent pour une photo avant une réunion sur le processus de paix au Moyen-Orient, au quai d'Orsay, à Paris, le 11 mars 2021. (Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Susanna Terstal, représentante spéciale de l'Union européenne pour le processus de paix au Moyen-Orient ; Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères ; Sameh Shoukry, ministre égyptien des Affaires étrangères ; Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires européennes et étrangères ; Ayman Safadi, ministre jordanien des Affaires étrangères ; et Tor Wennesland, coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, posent pour une photo avant une réunion sur le processus de paix au Moyen-Orient, au quai d'Orsay, à Paris, le 11 mars 2021. (Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP)

La France, l’Allemagne, l’Egypte et la Jordanie vont proposer à Israël et aux Palestiniens de procéder à une série de « petits pas » afin de rétablir la « confiance » entre eux et de faciliter leur retour à la table des négociations.

« Nous allons prendre l’initiative de rencontrer les deux parties (…) pour identifier les pas qu’elles sont en situation de pouvoir faire pour amorcer la confiance » et « rétablir progressivement les conditions du dialogue », a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à l’issue d’une rencontre avec ses trois homologues à Paris, en soulignant toutefois les échéances électorales à venir.

De nouvelles élections législatives auront lieu le 23 mars en Israël – les quatrièmes en moins de deux ans. Pour la première fois depuis 15 ans, des élections palestiniennes sont normalement aussi prévues cette année, des législatives le 22 mai et une présidentielle le 31 juillet.

M. Le Drian a salué de premiers « signes encourageants » entre Israéliens et Palestiniens avec la reprise de leur coordination sur les questions sécuritaires et fiscales ainsi qu’une coopération dans la lutte contre la COVID-19. « Cette coopération (sanitaire) doit être largement renforcée », a-t-il toutefois souligné.

Les quatre ministres, qui se rencontraient pour la quatrième fois depuis un an dans ce format, se sont félicités de la « dynamique positive » créée par l’approche de la nouvelle administration américaine, qui a renoué avec le consensus international malmené par Donald Trump, et par les accords de normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes.

« La nouvelle administration américaine s’est prononcée en faveur de la solution à deux États (…) Cela nous donne de l’espoir tout en restant prudent », a souligné le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

« Nous allons agir positivement avec l’administration américaine », a renchéri le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi.

Les ministres français et allemand se sont en revanche montrés plus réservés sur un retour prochain des Israéliens et des Palestiniens à la table des négociations, quand leur homologue égyptien Sameh Choukry insistait sur la « nécessité de reprendre le processus de négociations très rapidement ».

« Il faudra du temps », a souligné Heiko Maas en renvoyant aux échéances électorales en cours. « Nous n’en sommes que là (à une approche de petits pas, NDLR) (…) C’est ensuite qu’un processus politique pourra s’engager », a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Les quatre ministres ont par ailleurs marqué leur volonté de « travailler étroitement »avec le Quartet pour le Proche-Orient (États-Unis, Russie, Union européenne et Nations unies) pour avancer vers la paix dans la région.

Les pourparlers entre Israël et les Palestiniens sont au point mort depuis 2014. Les Palestiniens aspirent à un État indépendant avec pour capitale Jérusalem-Est.

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