Jaffa : Cinq arrestations dans le meurtre du chef du Mouvement islamique
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Jaffa : Cinq arrestations dans le meurtre du chef du Mouvement islamique

Quatre hommes et une femme ont été placés en détention suite au meurtre de Muhammad Abu Nijm, qui serait lié à un conflit portant sur le contrôle des entreprises locales

La scène où Mohammad Abu Nijm a été tué à Jaffa, le 24 janvier 2021. (Crédit : Police israélienne)
La scène où Mohammad Abu Nijm a été tué à Jaffa, le 24 janvier 2021. (Crédit : Police israélienne)

La police a annoncé mardi avoir arrêté cinq personnes en lien avec une fusillade meurtrière qui a entraîné la mort d’un responsable du Mouvement islamique dans la ville de Jaffa, dans le centre du pays, au mois de janvier.

La police a noté que ces arrestations avaient résulté d’une importante enquête sous couverture qui a conclu que le meurtre entrait dans le cadre d’un conflit entre familles sur le contrôle des entreprises de la ville.

Mohammad Abu Nijm, activiste bien connu du mouvement politique, et son neveu, Omar Kurdi, avaient été blessés quand un homme armé avait ouvert le feu, en date du 24 janvier.

Les deux hommes avaient été évacués vers l’hôpital Wolfson, à Holon, pour y être pris en charge. Abu Nijm avait succombé à ses blessures.

Selon la Douzième chaîne, l’enquête a révélé que le meurtre entrait dans le cadre d’un conflit entre plusieurs familles à Jaffa, qui a déjà fait au moins dix victimes.

Abu Nijm, 39 ans, n’avait aucun antécédent criminel mais il était lié à l’une des familles impliquées dans ce conflit.

Le reportage a indiqué que la police avait conclu que les individus arrêtés – quatre hommes et une femme, tous âgés d’une vingtaine d’années – connaissaient les victimes et qu’ils habitaient le même quartier de Jaffa.

Abu Nijm était un activiste connu du Mouvement islamique, une organisation politique, religieuse et offrant des services sociaux qui avait été fondée dans les années 1970. Le groupe avait ensuite fait scission, il y a deux décennies – sa branche la plus modérée, le Mouvement islamique du sud, est aujourd’hui représentée par le parti Raam, qui a intégré la coalition au pouvoir.

La branche du nord, plus extrémiste, a été déclarée illégale sur le territoire israélien.

Les villes et villages arabes israéliens ont connu une hausse spectaculaire des violences au cours des dernières années. Les responsables gouvernementaux, Juifs comme Arabes, ont attribué la responsabilité de ces actes violents au crime organisé.

Les Arabes israéliens affirment que la police ne fait pas respecter la loi dans leurs villes et qu’elle ne fait rien pour résoudre les affaires de meurtre au sein des communautés arabes. Les forces de l’ordre, de leur côté, avancent que les Arabes refusent de coopérer à leurs enquêtes, ce qui les empêche de travailler.

Environ 46 Arabes israéliens ont été tués dans des homicides depuis le début de l’année 2021, selon l’ONG Abraham Initiatives.

En 2020, environ 70 % des victimes d’homicide en Israël étaient des Arabes, même si les Arabes israéliens forment seulement 20 % de la population.

Aaron Boxerman a contribué à cet article.

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