Jamil Saffouri, bientôt libéré ?
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Jamil Saffouri, bientôt libéré ?

Le tribunal ordonne l’examen de la demande de libération conditionnelle de cet homme qui a participé au lynchage du terroriste juif Eden Nathan Zada en 2005

Les accusés dans l'affaire Eden Natan Zada, à la cour de district de Haifa jeudi (Crédit : Pool / Yotam Ronen / Flash90)
Les accusés dans l'affaire Eden Natan Zada, à la cour de district de Haifa jeudi (Crédit : Pool / Yotam Ronen / Flash90)

La Cour de district de Haïfa a donné l’instruction au comité de libération conditionnelle de réexaminer la demande de libération conditionnelle de l’une des personnes qui avaient lynché le soldat israélien Eden Nathan Zada, l’auteur d’une attaque terroriste commise à Shfaram en 2005.

Jamil Saffouri avait été condamné en juillet 2013 à deux ans de prison pour tentative d’homicide, voies de fait contre un agent de police, obstruction à la justice et émeutes.

Six autres habitants de Shfaram avaient été condamnés en plus de Saffouri – dont trois ont été condamnés pour tentative d’homicide. Saffouri est entré en prison en janvier 2014 et a déposé une demande de libération conditionnelle après avoir effectué les deux tiers de sa peine de prison.

Saffouri faisait partie d’un groupe de personnes qui, en août 2005 avaient lynché Zada, un soldat qui avait utilisé son fusil militaire pour attaquer des voyageurs dans un autocar. Bilan de l’attaque : quatre morts. Puisqu’il avait été attaqué par plusieurs personnes, l’Etat n’a pas réussi à déterminer lequel des coups l’avait tué, et c’est pourquoi les actes d’accusation contre Saffouri et les autres évoquaient une  tentative d’homicide, mais pas un meurtre.

La demande de libération conditionnelle a été refusée et Saffouri a fait appel de la décision.

Le comité de libération conditionnelle a rejeté la demande en se fondant sur trois considérations : les rapports des renseignements qui indiquaient que Saffouri menait des activités politiques illicites derrière les barreaux ; le fait que le défendeur a toujours prétendu être innocent et n’a jamais exprimé des regrets envers les conséquences de ses actions ; et enfin, l’absence de bracelets électroniques permettant de surveiller ses déplacements.

Dimanche, trois juges de la cour de Haïfa ont décidé de charger le comité de libération conditionnelle de réexaminer la demande de libération conditionnelle de Saffouri dans les 21 jours.

« La question à laquelle le comité de libération conditionnelle doit répondre dans cette affaire est de savoir si le prisonnier peut constituer un danger pour la population et s’il [le danger] s’exprime aussi à travers un comportement négatif. Dans ce cas, nous n’avons trouvé dans la décision du comité et dans les matériaux soumis à notre examen aucune indication que le comportement du prisonnier serait inapproprié. »

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