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Jérusalem : 7 arrestations à une manifestation pour un « Jeune des collines » tué

Des militants d'extrême droite se rassemblent pour la 4e fois en quelques semaines pour demander des poursuites contre les policiers impliqués dans la mort d'Ahuvia Sandak, 16 ans

La police se heurte à des manifestants lors d'une protestation contre la mort d'Ahuvia Sandak l'année dernière, à l'entrée de Jérusalem, le 13 novembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
La police se heurte à des manifestants lors d'une protestation contre la mort d'Ahuvia Sandak l'année dernière, à l'entrée de Jérusalem, le 13 novembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Des dizaines de personnes protestant contre la mort d’un adolescent juif des implantations l’année dernière ont affronté la police samedi soir à l’entrée de Jérusalem. Il s’agit du quatrième rassemblement de ces dernières semaines à devenir violent.

Ahuvia Sandak, 16 ans, a été tué dans un accident de voiture alors qu’il fuyait la police, apparemment après avoir jeté des pierres sur des Palestiniens. Les manifestations répétées à la suite de la mort d’Ahuvia Sandak ont dégénéré en violences et en arrestations.

Samedi, les affrontements ont commencé lorsque la police a tenté de disperser des manifestants d’extrême droite qui tentaient de bloquer l’entrée principale de la capitale, entraînant brièvement la fermeture de la route 1.

La police a arrêté au moins sept suspects soupçonnés d’avoir troublé l’ordre public et d’avoir jeté des pierres sur des agents.

Les photos de l’incident montrent la police utilisant des canons à eau pour évacuer les manifestants de la route sous le pont des Cordes et des agents en uniforme et en civil évacuant physiquement certains manifestants de la scène.

Certains manifestants ont scandé : « Juifs, réveillez-vous. Le sang juif ne sera pas abandonné ».

Le législateur d’extrême droite Itamar Ben Gvir a pris la parole pour soutenir les manifestants lors du rassemblement. « Il n’y a pas de demande plus juste que de poursuivre en justice ceux qui font du mal à nos proches », a-t-il déclaré.

Le député Itamar Ben Gvir vu lors d’une manifestation sur la mort d’Ahuvia Sandak l’année dernière, à l’entrée de Jérusalem, le 6 novembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Jeudi, les manifestants d’une manifestation au même endroit ont pu être vus tenant une grande affiche représentant une étoile jaune, rappelant celles que les nazis ont forcé les Juifs à porter pendant la Seconde Guerre mondiale, avec les mots « jeunes des collines ».

Samedi soir dernier, quatre policiers ont été blessés et 21 personnes ont été arrêtées lors d’une émeute similaire au même endroit. Et jeudi dernier, au moins 10 manifestants ont été arrêtés après avoir lancé des pierres sur des policiers et brisé la vitre d’une voiture de police.

Des policiers israéliens s’affrontent à des manifestants lors d’une manifestation suite au décès d’Ahuvia Sandak l’année dernière, à l’entrée de Jérusalem, le 11 novembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

L’organisation d’aide juridique d’extrême droite Honenu, qui représente les personnes détenues, a déclaré que la police avait fait un usage excessif de la force, notamment en tirant un canon à eau sur une jeune fille qui manifestait dans la rue la semaine dernière.

La mort d’Ahuvia Sandak a déclenché des affrontements entre la police et les manifestants au cours de l’année écoulée, ces derniers affirmant que la police était responsable de sa mort et demandant des poursuites judiciaires.

Ahuvia Sandak, tué dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie le 21 décembre 2020. (Autorisation)

Ahuvia Sandak, un résident de l’implantation de Bat Ayin, fuyait la police des frontières dans une voiture avec trois autres jeunes le 21 décembre 2020, lorsque la voiture s’est retournée, entraînant son décès. Selon la police, le groupe de Sandak a fui la police avant de perdre le contrôle de son véhicule. Les défenseurs de Sandak considèrent sa mort comme un meurtre de la police ; ils affirment que la voiture de police a percuté son véhicule par derrière, le faisant sortir de la route.

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