Jérusalem-Est : une plaque commémorant un homme ayant attaqué la police retirée
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Jérusalem-Est : une plaque commémorant un homme ayant attaqué la police retirée

Netanyahu indique qu'il a demandé le retrait de la plaque en hommage à Mohammed Obeid, abattu par la police lors d'émeutes à Issawiya le mois dernier

Illustration : Des Palestiniens portent le corps de Mohammed Obeid lros de ses funérailles à Jérusalem-Est, dans le quartier d'Issawiya le 1er juillet 2019. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Ilean)
Illustration : Des Palestiniens portent le corps de Mohammed Obeid lros de ses funérailles à Jérusalem-Est, dans le quartier d'Issawiya le 1er juillet 2019. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Ilean)

Les autorités israéliennes ont retiré mercredi une plaque mémorielle érigée dans un quartier de Jérusalem-Est en l’honneur d’un Palestinien tué par les forces de l’ordre après avoir tiré des feux d’artifice sur la police.

Mohammed Obeid, résident d’Issawiya, a trouvé la mort le mois dernier lors d’émeutes avec des agents dans le quartier.

D’après la police l’homme de 20 ans constituait une menace mortelle lorsqu’il a été abattu, mais les résidents les ont accusés d’avoir fait un usage excessif de la force et tiré sur lui à faible distance.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné le retrait de la plaque, et le maire de Jérusalem, Moshe Lion, a fait savoir qu’il en avait fait de même.

« Nous ne permettrons pas cela », a ainsi écrit Benjamin Netanyahu sur Twitter.

Cette mort et le refus d’Israël de rendre le corps du Palestinien avaient déclenché  plusieurs nuits consécutives d’émeutes entre les forces de sécurité israélienne et les habitants d’Issawiya, à d’autres endroits de la capitale également.

Aux moins 100 protestataires palestiniens avaient été blessés lors de ces trois jours de violence.

La police aurait fait des incursions dans Issawiya ces dernières semaines afin de retrouver des membres d’une cellule terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qui seraient nombreux dans le quartier. Ces opérations donnent régulièrement lieu à des affrontements avec les résidents locaux.

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