Violences à Jérusalem : les écoles menacent d’une grève
Rechercher

Violences à Jérusalem : les écoles menacent d’une grève

Le maire Nir Barkat se joint à un groupe de parents d'élèves pour exiger une augmentation du budget des gardes devant les établissements scolaires

La municipalité de Jérusalem a menacé mardi de fermer les écoles de la capitale à moins que le budget de la sécurité pour les écoles de la ville soit considérablement augmenté.
 
Citant la récente recrudescence de la violence, les responsables municipaux exigent des ministères des Finances, de l’Education et de la Sécurité intérieure – lequel supervise la police – de fournir des fonds pour augmenter le nombre d’heures pendant lesquelles des vigiles sont postés à l’entrée des établissements scolaires de Jérusalem, selon la Deuxième chaîne.

Cette annonce intervient après que l’Association des parents d’élèves de Jérusalem (APEJ) ait dit que les parents envisagent de garder leurs enfants à la maison en raison des problèmes de sécurité.

Les réductions du budget de l’éducation au cours des dernières années a entraîné une diminution des gardes devant les écoles, la plupart des vigiles quittant à 13h30, bien avant que la plupart des écoles terminent les cours aux alentours de 15 h, sans parler des activités extrascolaires qui se poursuivent en général jusqu’à 16h30.

Selon la municipalité, la grève qui devrait débuter jeudi, ne concernera dans un premier temps que les collèges et les lycées, mais sera étendue aux écoles primaires et aux jardins d’enfants si les exigences budgétaires ne sont pas remplies.

« Nous avons attendu trop longtemps pour obtenir une réponse sur le budget de la sécurité pour les enfants de la ville », a déclaré le maire de Jérusalem, Nir Barkat. « Dans la situation actuelle, tout retard représente un abandon de nos enfants. »

Paz Cohen, la présidente de l’APEJ, a déclaré que l’augmentation du budget de la sécurité n’a que trop tardé.

« Nous demandons un minimum de protection pour nos enfants – un adulte responsable et formé pour se tenir à l’entrée de tous les établissements scolaires tout au long de la journée, » a-t-elle dit à la Deuxième chaîne.

« Si, à Dieu ne plaise, quelque chose de terrible arrive, le budget sera augmenté de beaucoup plus. Alors pourquoi attendre ? »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...