« Jérusalem nous protège littéralement », dit l’ambassadeur US aux Evangéliques
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« Jérusalem nous protège littéralement », dit l’ambassadeur US aux Evangéliques

L'envoyé a dit que les valeurs partagées et l'histoire commune, et non les bombes, apportaient la sécurité, et il a évoqué un site archéologique controversé de la Cité de David

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

L'ambassadeur américain en Israël David Friedman s'exprime lors d'un rassemblement de chrétiens pro-israéliens à Jérusalem, le 6 octobre 2019 (Crédit : David Azagury, US Embassy Jerusalem)
L'ambassadeur américain en Israël David Friedman s'exprime lors d'un rassemblement de chrétiens pro-israéliens à Jérusalem, le 6 octobre 2019 (Crédit : David Azagury, US Embassy Jerusalem)

Ce sont les valeurs partagées et l’histoire commune – et non les soldats et les armes – qui garantissent la sécurité d’une nation, a déclaré l’ambassadeur américain en Israël David Friedman dimanche.

Prenant la parole lors d’un rassemblement d’évangéliques pro-israéliens, Friedman a salué la Route des pèlerins, un nouveau site archéologique récemment inauguré de la Cité de David, à Jérusalem, qui se situe sous le quartier palestinien de Silwan, disant qu’il était une « découverte qu’on ne fait qu’une fois par siècle » et qu’elle prouvait de manière incontestable l’existence du temple juif dans la ville.

« Jérusalem ne fait pas que nous émouvoir spirituellement. Jérusalem nous protège », a clamé Friedman.

« Je vais être clair sur un point important : aucune quantité de bombes, d’avions-chasseurs ou de soldats ne suffit à garantir la sécurité d’un peuple. Ce qui garantit la sécurité d’un peuple, ce qui nous protège tous, c’est lorsque nous nous dressons en faveur de quelque chose, c’est quand nous partageons collectivement des valeurs, des croyances, des objectifs et une histoire commune. C’est ce que les ennemis d’Israël tentent de nier lorsqu’ils s’opposent de manière si furieuse à la Route des pèlerins. Parce que si Israël, Dieu nous en préserve, perd son histoire, alors Israël n’a plus rien à défendre et n’est plus en sécurité. »

Le 30 juin, Friedman et d’autres responsables américains avaient détruit au marteau ce qui était, avaient-ils confié plus tard, un mur en carton érigé devant la Route des Pèlerins, un escalier dorénavant souterrain qui aurait servi comme montée principale pour les Juifs au mont du Temple, il y a des milliers d’années.

Cet événement avait été âprement critiqué par les responsables jordaniens et palestiniens ainsi que par des activistes israéliens qui avaient clamé que l’usage d’un marteau avait été indélicat et que l’ouverture du site ancrerait encore davantage la présence israélienne dans les parties Est de la ville, dont les Palestiniens espèrent faire un jour leur capitale.

David Friedman casse un mur spécialement fabriqué devant la Route des Pèlerins lors d’une cérémonie dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est, le 30 juin 2019 (Capture d’écran : Facebook)

Cela fait huit ans que les archéologues fouillent le parc national de la Cité de David, dans le quartier de Silwan. Le secteur présente plusieurs petites enclaves juives.

S’exprimant lors de la « Journée mondiale de prière pour la paix à Jérusalem », organisée par le groupe évangélique des Ailes des Aigles, Friedman a longuement évoqué la controverse.

« Tout le monde n’est pas satisfait de cette découverte incroyable », a-t-il dit.

« Ceux qui ont cherché à nier le lien entre le peuple juif et la ville sainte de Jérusalem ont protesté dans les termes les plus forts parce que leur déni de Jérusalem, ancienne capitale d’Israël, leur déni du temple antique lui-même se sont révélés être des mensonges. Cette révélation de leur déni n’a pas été faite par les politiciens, par les activistes ou par les religieux mais par une science pure et irréfutable ».

Friedman a continué en disant que « maintenant, la vérité blesse parfois. Mais le déni de la vérité blesse plus encore ».

L’administration américaine n’offrira jamais de plateforme à ceux qui « cherchent à nier la vérité au sujet de Jérusalem », a ajouté l’ambassadeur. « Un tel déni n’apporte pas la paix. Un tel déni n’apporte pas la tranquillité. »

Il a juré de « continuer à prier pour la paix de Jérusalem comme nous le faisons aujourd’hui. Mais ce sera pour une paix basée sur la vérité, sur ce qui est indéniable et ce qui est maintenant une vérité corroborée par la science, concernant la manière dont les racines du peuple juif et les racines du christianisme sont toutes deux ancrées dans cette ville sainte – une ville petite en taille mais incroyablement grande dans sa signification et dans son dessein ».

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