John Lewis soutient le droit de boycotter Israël – même s’il s’oppose au BDS
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John Lewis soutient le droit de boycotter Israël – même s’il s’oppose au BDS

L'icône des droits civiques a dit soutenir le droit garanti par le Premier amendement de manifester, mais il est aussi un ami de longue date d'Israël

L'élu John Lewis, de l'état américain de Géorgie, s'exprime à Capitol Hill à Washington. (Crédit photo: AP Photo/J. Scott Applewhite, File)
L'élu John Lewis, de l'état américain de Géorgie, s'exprime à Capitol Hill à Washington. (Crédit photo: AP Photo/J. Scott Applewhite, File)

JTA — L’élu américain John Lewis, Démocrate de Géorgie et icône des Droits civiques, a expliqué pourquoi il a soutenu une résolution defendant le droit au boycott « intérieur et extérieur » – même s’il a aussi voté pour condamner le mouvement BDS qui cible Israël.

Lewis était un co-sponsor de la résolution 496 de la Chambre des Représentants, « affirmant que tous les Américains ont le droit de participer à des boycotts pour défendre les droits civiques et humains à l’intérieur et à l’étranger du pays ». La résolution non-contraignante a été présentée la semaine dernière par les élues, Ilan Omar du Minnesota, Rashida Tlaib du Michigan, qui soutiennent le BDS

La résolution 496 ne mentionne pas spécifiquement le BDS ou Israël, mais ses auteurs ont dit qu’elles étaient en partie motivées par l’introduction d’efforts pour pénaliser les partisans du boycott israélien.

Lewis a expliqué que son soutien à cette résolution était comme « une simple démonstration de mon engagement continu à la capacité de chaque Américain d’exercer son droit fondamental du Premier amendement de protester à travers des actions non-violentes », a-t-il dit. Sa déclaration de jeudi évoquait son rôle dans les luttes des droits civiques de 1960, qui incluaient des boycotts.

Cela ne signifie pas que Lewis soutienne personnellement le BDS. En réalité, il a co-sponsorisé une résolution séparée, 246, qui a été passée mardi, condamnant le mouvement.

« Pourtant, en tant qu’ami de longue date d’Israël et co-sponsor de la résolution 246, la résolution ‘s’opposant aux efforts de délégitimer l’Etat d’Israël et le mouvement BDS Global ciblant Israël’, je veux dire clairement que je suis en désaccord ferme avec le mouvement BDS », a déclaré Lewis dans le même communiqué.

« L’interaction économique, éducative et culturelle avec Israël, un allié démocratique des Etats-Unis, n’est pas seulement dans le meilleur intérêt des Israéliens et des Américains, mais cela améliore aussi le climat de paix pour les Palestiniens, ce que nous devons tous encourager », a-t-il dit.

Omar et Tlaib sont la moitié de la « Brigade », quatre élues dans leur premier mandat qui ont attiré l’attention du grand public pour avoir tiré les démocrates vers la gauche. Une autre membre, Alexandria Ocasio-Cortez de New York a voté contre la résolution anti-BDS.

Mais la quatrième, Ayanna Pressley du Massachusetts, soutient les deux résolutions, comme Lewis.

Mercredi sur Twitter, Pressley a dit qu’elle avait voté pour le projet de loi anti-BDS en partie par sensibilité envers ses électeurs juifs.

« Ce que j’ai entendu dans ma communauté, c’est que voter pour cette résolution montrait à mes électeurs élevés dans la foi juive qu’Israël a le droit d’exister, une vision que je partage en tant que soutien d’une solution à deux Etats », a-t-elle tweeté.

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