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Jules Sauer, le « chasseur de pierres précieuses », décède à 95 ans

Sauer a commencé à travailler avec les pierres précieuses quand il n’était qu’un jeune réfugié arrivé au Brésil de Belgique

UNe émeraude de la Mine de Muzo  en Colombie (Crédit : Didier Descouens/CC-BY-SA-3.0/Wikimedia)
UNe émeraude de la Mine de Muzo en Colombie (Crédit : Didier Descouens/CC-BY-SA-3.0/Wikimedia)

RIO DE JANEIRO – Jules Sauer, un réfugié, qui a fui l’Europe nazie et qui est devenu l’une des principales autorités mondiales dans le domaine des pierres précieuses et des bijoux, est décédé.

Sauer, surnommé « le chasseur de pierres précieuses » après avoir découvert la première mine d’émeraude au Brésil en 1963, est décédé mercredi dans sa résidence à Rio. Il avait 95 ans.

Après avoir découvert la mine d’émeraude, les experts allemands et anglais ont refusé de reconnaître les pierres comme étant des émeraudes jusqu’à ce que Sauer se tourne vers le Gemological Institute of America pour obtenir un verdict final. L’institut lui a donné raison et Sauer a gagné un nouveau surnom, selon le site Web Metropoles.

« Les pierres précieuses sont une récolte ponctuelle », avait-il l’habitude de dire.

En 1966, sa société de vente de produits de luxe, Amsterdam Sauer, a été le premier joaillier sud-américain à remporter le Diamonds International Award, la plus prestigieuse récompense en bijouterie internationale.

Le Musée Amsterdam Sauer, à Rio, expose la plus grande collection privée de pierres précieuses en Amérique latine.

En 1939, le Français, alors âgé de 18 ans, a fui les nazis, en s’installant dans un premier temps au Portugal puis ensuite au Brésil, où il a monté son entreprise. Il ouvre son premier magasin en 1956 à côté du légendaire hôtel de Copacabana Palace à Rio.

« Je suis allé à l’école jusqu’au jour où Hitler envahit la Belgique le 10 mai 1940 », a expliqué Sauer lorsqu’il a été interrogé dans le cadre d’un projet du Museum of the Person.

« Je vivais chez mon oncle à Anvers, mais ce jour-là mon oncle était en Angleterre et j’étais seul. J’avais deux vélos. J’ai pris le meilleur et je suis parti. Au revoir la Belgique. Je suis allé à Lisbonne à vélo ».

Le consul honoraire d’Israël, Osias Wurman, a qualifié Sauer de « pionnier dans l’enseignement des pierres précieuses au Brésil ».

« Il a formé des centaines de jeunes dans cette noble profession, il voulait juste leur enseigner une profession », a déclaré Wurman au JTA.

« C’était un humaniste avec les marques d’un philosophe ».

La défunte épouse de Sauer, Zilda, était la présidente émérite de l’Organisation internationale des femmes sionistes au Brésil.

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