Justice réparatrice au lieu de poursuites pour les auteurs d’actes anti-juif
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Justice réparatrice au lieu de poursuites pour les auteurs d’actes anti-juif

Après avoir consulté la communauté juive, les autorités américaines laissent aux 14 vandales la possibilité de rencontrer les victimes au lieu de risquer des accusations au pénal

Le lycée d"Arlington dans le Massachusetts, US, le 6 août 2007. (Crédit : Tim Pierce/Wikipedia)
Le lycée d"Arlington dans le Massachusetts, US, le 6 août 2007. (Crédit : Tim Pierce/Wikipedia)

Quatorze étudiants qui ont peint à la bombe des croix gammées et des injures sur les murs d’un lycée de la région de Boston peuvent avoir recours à une « procédure de justice réparatrice » au lieu d’être traduits en justice.

L’acte de vandalisme, qui a été commis au moyen d’extincteurs du lycée d’Arlington, a été signalé le 2 mai. Les auteurs ont également fracassé la vitre de distributeurs automatiques, des vitrines et des extincteurs.

L’école du district et le département de police se sont mis en relation avec la Commission des Droits de l’homme d’Arlington, la Ligue Anti-Diffamation et la Commission Arlington LGBTQIA+ Rainbow d’Arlington pour « déterminer la meilleure réaction possible », a indiqué un communiqué de WHDH Channel 7.

Dans le cadre d’une procédure de justice réparatrice, les victimes du crime pourront rencontrer les vandales, ce qui permettra aux jeunes de mieux comprendre l’impact de leurs actions et de présenter leurs excuses et de rembourser les dégâts. Les auteurs des actes travailleront directement avec l’école, la communauté juive et la communauté LGBTQIA+ tout au long de la procédure.

Ceux qui choisissent de ne pas prendre part à une procédure de justice réparatrice seront traduits en justice et risquent l’ouverture d’un casier judiciaire. De plus, les étudiants devront toujours se présenter devant un conseil de discipline des écoles publiques d’Arlington, et risque la suspension ou de se voir interdire les voyages scolaires.

Adam Chapdelain, de la municipalité d’Arlington ; le chef de la police Frederick Ryan ; la superintendante des écoles Kathleen Bodie, Naomi Greenfield et David Swanson, coprésidents de la Commission des Droits de l’Homme et Anna Watson, présidente de la Commission LGBTQIA+ Rainbow ont déclaré dans un communiqué que
« ce qui s’est passé au début du mois est troublant à plusieurs égards, et ne doit refléter ni l’image que nous avons de notre communauté, ni les croyances de notre jeunesse ».

« Bien que les actes commis par les étudiants soient fondamentalement haineux, nous avons plus de chance d’en sortir renforcés en tant que communauté, et notre équipe est déterminé à ce que les choses se déroulent ainsi », poursuit le communiqué.

« A Arlington, nous ne fuyons pas la crise, nous la saisissons comme une opportunité de nous améliorer et de faire mieux. Avec une justice réparatrice, nous cherchons à créer un dialogue franc et honnête sur la façon dont nous traitons autrui. Si nous pouvons apprendre commet et pourquoi c’est arrivé, peut-être que nous pouvons empêcher que cela se produise à nouveau », conclut le communiqué.

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