Kahlon dit avoir “payé le prix” pour empêcher de nouvelles élections
L’accord sur la réforme de l’audiovisuel passé avec Netanyahu a été perçu comme une capitulation de la part du ministre des Finances ; la Histadrout menace d’une grève générale

Le ministre des Finances Moshe Kahlon a défendu lundi l’accord conclu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la réforme des médias publics, en affirmant qu’il avait permis d’empêcher des élections qui auraient nui au pays.
« S’il y avait eu des élections, aucun d’entre vous ne serait assis ici », a-t-il déclaré à un public de jeunes couples pendant une cérémonie marquant le lancement d’un nouveau projet immobilier à Beit Shemesh.
« Vous auriez dû attendre un an pour la campagne et pour les élections, puis pour la formation d’un gouvernement. Et dans les élections, vous savez comment vous entrez, mais vous ne savez pas comment vous sortez. Personne ne le sait », a ajouté Kahlon.
Cette remarque semblait viser directement Netanyahu, qui était lui aussi présent à la cérémonie. Le Premier ministre avait menacé de convoquer des élections si Kahlon n’acceptait pas ses demandes sur la réforme du radiodiffuseur public.
« La responsabilité que nous avons montrée était nécessaire et utile, et vous savez quoi, j’en ai payé le prix, a déclaré Kahlon. Mais quand je vois les jeunes couples, je sais que cela vaut la peine d’en payer le prix. Tout le monde ne pense pas cela. »
Pour sa part, la Histadrout, le plus grand syndicat des employés du pays, a déclaré lundi un conflit social en raison de cette réforme.
Cette déclaration ouvre la voie à une grève générale du secteur public dans les prochaines semaines pour protester contre l’accord Kahlon – Netanyahu.
« Les décisions sur les changements ont été prises sans aucun égard pour les représentants des salariés », a déclaré Avi Nissenkorn, le président de la Histadrout.
Selon les termes de l’accord signé la semaine dernière, largement perçu comme une capitulation de la part de Kahlon, le nouveau radiodiffuseur, Kan, sera entièrement dépouillé de son département de l’information, et une autre entité audiovisuelle sera mise en place pour traiter l’actualité, dont les employés seront principalement recrutés au sein de l’Autorité actuelle de radiodiffusion.







