Kahlon prévient qu’une grève générale couterait 600 millions NIS par jour
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Kahlon prévient qu’une grève générale couterait 600 millions NIS par jour

Le débat sur les augmentations du service public est en cours alors que toutes les actions revendicatives auront lieu mercredi

Le dirigeant du syndicat de travailleur Histadrut Avi Nissenkorn (gauche) et le ministre des Finances Moshe Kahlon (droite) se serrent la main le 21 décembre 2015, lors de discussions destinées à éviter une grève générale pour une augmentation des salaires dans le service public. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Le dirigeant du syndicat de travailleur Histadrut Avi Nissenkorn (gauche) et le ministre des Finances Moshe Kahlon (droite) se serrent la main le 21 décembre 2015, lors de discussions destinées à éviter une grève générale pour une augmentation des salaires dans le service public. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)

Le ministre des Finances Moshé Kahlon a averti lundi qu’une grève générale couterait 600 millions NIS ($154 millions) à l’économie d’Israël, pendant que les fonctionnaires du trésor et le syndicat de travailleurs Histadrout se battaient encore contre la montre pour atteindre un nouvel accord sur les salaires du service public.

Le syndicat menace de lancer une grève mercredi qui fermerait toutes les écoles et les bureaux gouvernementaux, toucherait les transports aériens, ferroviaires et par bus, et ne laisserait qu’une équipe réduite dans les hôpitaux et les cliniques.

« Une déclaration de grève au sommet des négociations est complètement inutile et nuirait à la population, a déclaré Kahlon sur la Deuxième chaîne de télévision. Il n’y a pas de raison ou de besoin pour punir les citoyens d’Israël ».

La Histadrout demande une hausse des salaires de 11 %, selon la Deuxième chaîne.

Le ministre des Finances est opposé à une augmentation générale et veut un accord basé sur des shekels – plutôt que sur des pourcentages – pour assurer que les travailleurs pauvres reçoivent de plus grosses augmentations pour participer à la diminution des écarts socio-économiques.

L’accord en cours de négociation couvrira la période 2013-2018. Il sera payé rétroactivement jusqu’au jour auquel il prendra effet, et inclura un paiement compensatoire unique pour le retard de cet accord.

Le dernier accord sur les salaires, atteint en novembre 2010, avait fourni une augmentation de 6,25 % sur trois ans et demi, plus une somme unique de 2 000 NIS pour chaque travailleur.

« Nous avons une fenêtre d’opportunité unique pour réduire les écarts sociaux, a déclaré Kahlon, et nous insistons donc pour que les augmentations de salaire aillent à ceux qui en ont vraiment besoin. Les autres possibilités mèneront à l’augmentation des écarts sociaux. Il n’y a pas d’intérêt à ce que ces hausses aillent encore une fois aux gros salaires, et nous sommes certains que la Histadrout le comprend. »

La Deuxième chaîne a annoncé que le gouvernement était déjà préparé à soumettre une injonction de justice contre toute grève.

Le président de la Histadrout, Avi Nissenkorn, a déclaré que le syndicat de travailleurs « ne participerait pas à séparer un groupe de travailleurs d’un autre. La grève n’est pas une finalité, mais le moyen de donner une voix à environ un million de salariés qui n’ont [pas assez d’argent pour] finir le mois. L’état doit prendre soin des faibles et des classes moyennes. »

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