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Katz se félicite de la mort d’Aziz Asbar

L'institution que le général syrien dirigeait est accusée par les Etats-Unis d'aider à développer du gaz sarin et d'être chargée de la fabrication d'armes chimiques

Israel Katz, lors d'une réunion du comité des affaires économiques à la Knesset, le 3 mars 2014 (Crédit : FLASH90)
Israel Katz, lors d'une réunion du comité des affaires économiques à la Knesset, le 3 mars 2014 (Crédit : FLASH90)

Le ministre israélien chargé des Renseignements, Israël Katz, s’est félicité mardi de la mort d’un général syrien chargé de l’armement, mais a refusé de réagir aux informations sur une éventuelle implication d’Israël dans son assassinat.

Le général Aziz Asbar, directeur d’un centre de recherches scientifiques affilié au régime syrien, a été tué, avec son chauffeur, dans une attaque à l’explosif contre sa voiture samedi, selon l’ONG l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Il dirigeait une antenne du Centre de recherches et d’études scientifiques de Syrie dans la province de Hama, prise pour cible le mois dernier et en septembre 2017 par des raids israéliens, a indiqué l’OSDH.

L’institution est accusée par les Etats-Unis d’aider à développer du gaz sarin et d’être chargée de la fabrication d’armes chimiques, ce que le pouvoir syrien dément.

Lundi, un article du New York Times a cité un « haut responsable d’un service de renseignement au Moyen-Orient » affirmant qu’Israël était derrière cet assassinat.

« Nous ne commentons pas ce genre d’affirmations et je ne vais pas les commenter maintenant », a déclaré M. Katz, également ministre des Transports, à la radio militaire israélienne.

« Si l’on considère que les détails concernant les activités de cet homme sont vraies et qu’il était chargé du développement d’armes chimiques et de missiles à longue portée capable d’atteindre Israël, je me félicite qu’il ne soit plus parmi nous », a-t-il dit.

Le régime syrien a été accusé à plusieurs reprises d’avoir mené des attaques au gaz de chlore ou au gaz sarin contre les territoires rebelles.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël, qui affirme s’employer à rester à l’écart du conflit, a mené plusieurs frappes contre le régime de Bachar al-Assad ou ses alliés, le Hezbollah libanais et l’Iran, bêtes noires de l’Etat hébreu.

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