Kérosène : Les compagnies aériennes réclament une intervention de l’UE
L'Union européenne doit prendre des mesures d'urgence pour faire face aux répercussions de la guerre en Iran, selon le groupe sectoriel Airlines for Europe

Les compagnies aériennes européennes ont exhorté l’Union européenne (UE) à prendre des mesures d’urgence pour faire face aux répercussions de la guerre en Iran, notamment les fermetures généralisées de l’espace aérien et les inquiétudes croissantes concernant les pénuries de kérosène, selon un document consulté mardi par Reuters.
Le groupe sectoriel Airlines for Europe (A4E) a demandé à l’UE de mettre en place une série de mesures pour répondre à la crise, notamment une surveillance européenne des approvisionnements en kérosène, une suspension temporaire du marché européen du carbone pour l’aviation et l’exonération de certaines taxes aériennes, indique le document.
Le secteur aérien est touché par des fermetures d’espaces aériens depuis le début de la guerre entre les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran, le 28 février. L’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) a en effet interdit aux compagnies aériennes européennes d’opérer dans l’espace aérien de plusieurs pays du Golfe, dont les Émirats arabes unis et le Qatar, jusqu’au 24 avril.
Le secteur est également confronté à une pénurie de kérosène, due à la fermeture du détroit d’Ormuz.
La semaine dernière, le groupe industriel Airports Council International Europe (ACI) a averti que l’Europe pourrait être confrontée à une pénurie systémique de kérosène d’ici trois semaines.
La Commission européenne s’est inquiétée mardi de possibles difficultés d’approvisionnement de l’Europe en kérosène dans « un avenir proche », en raison de la guerre au Moyen-Orient.
« A l’heure actuelle », il n’y pas de pénuries de carburant dans l’Union européenne, « mais des difficultés d’approvisionnement pourraient survenir dans un avenir proche, en particulier » pour le kérosène, « principale source de préoccupation », a déclaré une porte-parole de la Commission Anna-Kaisa Itkonen.







