Kerry à Moscou la semaine prochaine, pour pousser à une solution en Syrie
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Kerry à Moscou la semaine prochaine, pour pousser à une solution en Syrie

La Russie et les Etats-Unis travaillent pour chercher une solution politique en Syrie mais affichent des positions différentes

Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry sur le tarmac dans la base aérienne Andrews dans le Maryland, en route pour le Caire, le 11 octobre 2014. (Crédit : Carolyn Kaster/Pool/AFP)
Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry sur le tarmac dans la base aérienne Andrews dans le Maryland, en route pour le Caire, le 11 octobre 2014. (Crédit : Carolyn Kaster/Pool/AFP)

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a annoncé mercredi qu’il se rendrait à Moscou la semaine prochaine pour tenter, avec les dirigeants russes, de progresser vers une solution à la guerre en Syrie.

Washington et Moscou ont travaillé de concert pour réunir un groupe de puissances mondiales et régionales dans la recherche d’un cessez-le-feu et d’une transition politique en Syrie.

Mais des difficultés se font jour, au moment où les Etats-Unis ont prévu d’accueillir la prochaine réunion du « groupe international de soutien à la Syrie », le 18 décembre à New York.

La Russie a jugé mardi « prématuré » d’annoncer sa participation à cette réunion, au moment où l’Arabie saoudite réunit des factions de l’opposition syrienne.

Le but de cette réunion à Ryad est de mettre en place une délégation de dirigeants de l’opposition et des rebelles qui serait en mesure de négocier avec le gouvernement du président Bachar al-Assad. Moscou, allié de longue date du régime de Damas, considère certains de ces groupes comme des « terroristes ».

Interrogé sur le rôle qu’il attend du président Vladimir Poutine, Kerry a déclaré à la presse : « Je vais aller à Moscou dans une semaine et je vais le rencontrer, de même que le ministre des Affaires étrangères (Sergueï) Lavrov, sur les questions de la Syrie et de l’Ukraine ».

« La Russie a eu un comportement constructif en aidant à la mise en place du processus de Vienne (les discussions internationales antérieures sur la Syrie), à son succès, et je pense qu’ils (les Russes, ndlr) souhaitent un règlement politique là-bas, je le crois », a-t-il ajouté devant la presse, en marge de la conférence internationale sur le climat COP21, près de Paris.

« Ont-ils des intérêts là-bas qui sont différents des nôtres ? Oui, c’est le cas. Est-ce qu’ils protègent ces intérêts ? Bien sûr que c’est le cas », a-t-il ajouté.

Kerry a déclaré que la Russie n’a pas caché qu’elle soutient politiquement et militairement Bachar al-Assad, mais il estime qu’il y a assez de points communs pour aller de l’avant dans un processus de paix.

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