Kfar Vradim interrompt son appel d’offres après l’achat de terres par des Arabes
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Kfar Vradim interrompt son appel d’offres après l’achat de terres par des Arabes

Alors que les activistes qualifient la décision de raciste, le maire de Kfar Vradim s'engage à chercher des moyens légaux pour conserver le "caractère juif" de la communauté

Kfar Vradim. (Capture d'écran : YouTube)
Kfar Vradim. (Capture d'écran : YouTube)

Une ville près de la frontière nord d’Israël a suspendu temporairement les appels d’offres pour l’aménagement de nouveaux terrains à usage résidentiel après que 58 des 125 premières parcelles ont été achetées par des familles arabes.

Suite à un tollé sur les réseaux sociaux, Sivan Yechieli, maire de Kfar Vradim, a annoncé qu’aucun nouvel appel d’offres ne serait lancé tant qu’il n’aurait pas discuté avec les autorités gouvernementales d’un moyen de conserver le caractère juif de la ville, a rapporté le quotidien Haaretz dimanche.

« Transformer des communautés juives établies en communautés mixtes… n’est pas une question spécifique à Kfar Vradim. C’est aussi un problème à Afula, Nahariya, Karmiel et dans toute la Galilée », a expliqué Yechieli. Il a juré qu’aucune autre parcelle de terrain ne serait vendue « jusqu’à ce que nous trouvions une solution appropriée qui assurera notre capacité à préserver la vie communautaire et le caractère spécial de Kfar Vradim tel qu’il est aujourd’hui ».

La ville de Haute Galilée, qui compte quelque 5 800 Juifs, a été fondée en 1984 pour offrir une commune aux Juifs non religieux. Dans les environs, il y a plusieurs communautés arabes et juives.

Il y a actuellement 1 700 logements à Kfar Vradim et il est prévu d’en construire 2 200 autres dans la ville, ce qui devrait porter la population à quelque 14 000 personnes.

Nati Shenfeld, un résident de Kfar Vradim, 18 mars 2018 (Capture d’écran : Facebook).

La semaine dernière, un habitant de la ville, Nati Schenfeld, a appelé à l’action après avoir appris que près de la moitié des parcelles avaient été attribuées à des familles arabes.

Niant être motivé par le racisme, M. Schenfeld se demande à quoi ressemblera la communauté à l’avenir.

« Quelle sera la nature de l’éducation dans les jardins d’enfants et les écoles ? » a-t-il demandé dans un message sur Facebook.

La décision d’arrêter les appels d’offres a été condamnée par Adalah, un organisme de défense des droits des Arabes.

« Les propos et les actions du chef du conseil municipal de Kfar Vradim sont motivées par le racisme », a déclaré l’organisation dans un communiqué. « Empêcher les citoyens arabes d’Israël d’acheter des maisons en raison de leur identité nationale est un acte illégitime et est en contradiction absolue avec les principes d’égalité auxquels le conseil local est tenu ».

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