Khamenei : normaliser les relations avec Israël est contre le Coran
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Khamenei : normaliser les relations avec Israël est contre le Coran

L' Ayatollah Khamenei a déclaré que "certains pays musulmans" servent les "infidèles" en normalisant leurs relations avec l'État juif

Le Guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, lors d'une réunion à Téhéran, le 13 août 2018 (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien via  AP)
Le Guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, lors d'une réunion à Téhéran, le 13 août 2018 (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Normaliser ses relations avec Israël est en rupture avec le Coran et la foi islamique, a déclaré lundi le Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei.

Le régime iranien cherche à détruire Israël. Il forme et arme des groupes terroristes au Liban et dans la bande de Gaza qui affichent ce but sans équivoque. Israël affirme que l’Iran cherche à obtenir un arsenal nucléaire afin d’annihiler l’État juif.

S’exprimant lors de la cérémonie de clôture d’une compétition sur le Coran à Téhéran, Khameni a fustigé « certaines nations islamiques » qui n’adhèrent pas, selon lui, aux principes musulmans.

« Ils sont devenus des serviteurs et des disciples de l’Amérique et des sionistes », a-t-il déclaré, selon des organes de presse de l’État iranien. Certains « coopèrent avec des Israéliens pour verser le sang des Palestiniens et violer leurs droits ».

« Le Coran est le livre de la prospérité et de la béatitude dans ce monde et dans l’au-delà, à condition que l’on agisse selon ses principes », a déclaré Khamenei.

« Le Coran a déclaré ‘Soyez durs avec les infidèles’. Certains musulmans oublient cela, comme tous ces pays musulmans qui se compromettent avec les Etats-Unis et les sionistes… aujourd’hui, les officiels de nombreux pays musulmans incarnent des exemples de cela », a-t-il ajouté.

Les commentaires de Khamenei interviennent alors qu’Israël renforce sa coopération en coulisse avec certains États arabes, particulièrement pour lutter contre leur ennemi commun, l’Iran.

Officiellement, Israël n’entretient des relations diplomatiques qu’avec deux États arabes – l’Egypte et la Jordanie voisins.

Pourtant, en février, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Khalid bin Ahmed Al Khalifa a déclaré au Times of Israël que son pays allait « finir par » établir des liens diplomatiques avec l’État juif.

Certains dirigeants arabes du Golfe aussi – tout particulièrement le puissant prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed bin Salmand – mettent de plus en plus la question du conflit israélo-palestinien au second plan, afin de contenir l’influence régionale du rival historique iranien.

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