La Belgique a financé des groupes qui veulent affaiblir « les voix pro-Israël »
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La Belgique a financé des groupes qui veulent affaiblir « les voix pro-Israël »

NGO Monitor a publié un rapport sur ce financement, alors que le porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères affirme que cela ne reflète pas la position du gouvernement

Des manifestants protestent contre le projet d'Israël d'annexer des parties de la Cisjordanie lors d'une manifestation à Bruxelles, en Belgique, le 28 juin 2020.  
(Dursun Aydemir/Anadolu Agency via Getty Images via JTA)
Des manifestants protestent contre le projet d'Israël d'annexer des parties de la Cisjordanie lors d'une manifestation à Bruxelles, en Belgique, le 28 juin 2020. (Dursun Aydemir/Anadolu Agency via Getty Images via JTA)

JTA — Le gouvernement belge finance des organisations qui, dans leur demande de financement fédéral, ont promis de « réduire l’influence des voix pro-Israël ».

Les demandes de financement des trois ONG belges, le groupe d’aide catholique Broederlijke Delen, Oxfam Solidarity et Viva Salud, sont apparues dans un document de 2016 du Cadre stratégique belge commun de Palestine, un groupe qui redistribue des fonds gouvernementaux.

Jeudi, NGO Monitor, une organisation basée en Israël qui traque l’activité et le financement des acteurs du conflit israélo-palestinien, a publié un rapport sur ce financement.

Arnaud Gaspart, porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères, a déclaré à l’agence JTA que le document « ne reflétait pas la position ou le point de vue de la Belgique ».

En 2018, le ministère Belge du Développement de la Coopération a alloué au moins 1,8 million de dollars pour les projets du Cadre stratégique commun, selon des documents du gouvernement belge. Sur la période 2015-18, le gouvernement a donné environ 20 millions de dollars aux « ONG et à la société civile ».

Dans l’appel de 2016, l’Objectif stratégique commun N°3 pour la « Bonne gouvernance, la société civile et les Droits de l’homme » appelle à renforcer les organisations locales de la société civile « pour renforcer les efforts de lobby sur les institutions européennes et les Etat membres, pour promouvoir le respect du droit international et réduire l’influence des voix pro-Israël ».

Dans un communiqué, NGO Monitor a qualifié cette démarche « de mauvaise utilisation des financements du contribuable européen pour faire profiter des groupes radicaux ».

Un autre bénéficiaire des financements du gouvernement est la campagne « Made in Illegality » dirigée par le Centre national pour le développement de la coopération, une ONG belge. Elle appelle à boycotter les produits issus d’implantations et les entreprises israéliennes actives dans les implantations. De nombreuses grandes entreprises israéliennes, notamment des grandes banques, sont actives dans des implantations.

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