La Bibliothèque nationale sollicite le public pour identifier des soldats
Le projet "Nommer les soldats", en collaboration avec Facebook Israël, appelle les internautes à participer à l'identification des soldats représentés dans des clichés d'archives
Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

La Bibliothèque nationale d’Israël a lancé mardi une campagne sur Facebook destinée à compléter des données manquantes sur des milliers de photos d’archives de l’armée israélienne, sur plusieurs dizaines d’années.
Le projet « Nommer les soldats », en collaboration avec Facebook Israël, a été lancé à l’occasion du 71e anniversaire de l’Indépendance d’Israël. Les festivités commenceront mercredi soir et se poursuivront jeudi.
Mardi, des centaines de photos de soldats prises durant diverses campagnes militaires ont été mises en ligne par la page Facebook en hébreu de la Bibliothèque. Les informations fournies par le public seront cataloguées et archivées.
« Nous invitons le public israélien à identifier leurs proches, leurs familles et leurs amis qui ont servi durant les guerres d’Israël, pour que leur noms puissent être commémorés dans les archives de l’histoire d’Israël et soient préservés pour les générations à venir dans le cadre des trésors du patrimoine et de la culture de l’Etat et du peuple, qui sont archivés par la Bibliothèque nationale », a déclaré l’institution dans un communiqué.
Ce projet s’inscrit dans une initiative plus large entamée l’été dernier et qui vise à numériser les quelque 2,5 millions de photos archivées par la bibliothèque, prises au cours des 150 dernières années, en transférant des négatifs sur un support numérique.
De nombreuses photos ont été données par Dan Hadani, qui a fondé l’Agence de presse et de photographie israélienne en 1965, et qui a fait don de plus d’un million de clichés retraçant l’histoire d’Israël.
Des photographes de l’agence ont pris des photos de l’armée israélienne dans l’ensemble du pays, en temps de guerre et de paix.
Cependant, de nombreuses photos ne disposent que d’informations chronologique et géographique, rien d’autre, a fait savoir la Bibliothèque.
« C’est pour cela que la Bibliothèque a décidé de solliciter l’aide du grand public, et, avec l’aide de Facebook Israël, de diffuser les photos le plus largement possible afin de pouvoir rassembler le maximum d’informations sur les photos – qui est sur la photo et quelle est l’histoire derrière chaque image », poursuit le communiqué.







