La bourse de Tel Aviv en forte baisse à cause de l’épidémie de coronavirus
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La bourse de Tel Aviv en forte baisse à cause de l’épidémie de coronavirus

Netanyahu a promis des aides d'urgence pour les secteurs vitaux de l'économie israélienne ; le ministre des Finances appelle les entreprises à autoriser le télétravail

Image d'écrans montrant des fortes baisses à la bourse de Tel Aviv. (Miriam Alster / Flash90)
Image d'écrans montrant des fortes baisses à la bourse de Tel Aviv. (Miriam Alster / Flash90)

Dimanche, les actions à la bourse de Tel Aviv ont fortement chuté, le conglomérat de l’énergie et de l’infrastructure Groupe Delek connaissant la plus forte baisse. Le groupe a dévissé de 35 % avant de se ressaisir à – 29 % alors que le secteur du gaz et du pétrole subit le contrecoup de la faible demande en raison des craintes suscitées par le coronavirus.

La compagnie aérienne El Al était en baisse de 8 % après avoir annoncé des pertes attendues entre 140 à 160 millions de dollars sur la période de janvier à avril 2020. El AL a dû suspendre plusieurs liaisons aériennes à cause de l’épidémie et de la demande réduite sur d’autres lignes.

L’Index TA-35 des principales valeurs à la bourse de Tel Aviv a légèrement rebondi après une forte chute. Il reste pourtant en baisse de 3,7 % à 15h aujourd’hui.

Le TA-125 est également en baisse de 3,5 % sur la journée.

Vendredi, les valeurs ont connu un fort déclin à la fin d’une semaine d’échange très volatile sur les marchés mondiaux. Aux États-Unis, l’index S&P 500 est tombé de 1,7 %, le Dow Jones a glissé de 1 %, et le Nasqad a perdu 1,9 %. En Europe, le CAC 40 français a reculé de 3,7 %, alors que l’index allemand DAX était en baisse de 3,6 %. Au Royaume-Uni, la bourse FTSE a marqué le coup avec une baisse de 3,2 %.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige une discussion sur l’impact économique du coronavirus à Jérusalem, le 8 mars 2020. (Amos Ben Gershom / GPO)

En pleines turbulences économiques et boursières après la rapide propagation du coronavirus dans le monde, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que le gouvernement allait créer un fonds d’urgence pour garantir un flot d’argent liquide afin de soutenir les industries vitales.

« Nous nous dirigeons vers cette crise avec une économie dans un état très sain. Bien sûr, c’est un atout quand on compare la situation à presque tous les États occidentaux. La mauvaise nouvelle est que personne ne sait jusqu’à quel point cette épidémie va se répandre et le coût exact qu’elle aura d’un point de vue économique. Nous devons donc nous préparer à réagir à ce qui s’est déjà passé et ce que qui va peut-être se produire ».

« Dans une première étape, j’annonce aujourd’hui que d’ici dimanche prochain, le ministère des Finances mettra en place un fonds d’urgence pour garantir un flot d’argent liquide pour aider les entreprises vitales au bon fonctionnement de l’économie. La prochaine étape sera, en fonction de l’évolution de la crise, que le Trésor public, en coordination avec la Banque d’Israël, propose des outils pour garantir un flot de liquidités aux entreprises connaissant des difficultés à cause de la crise ».

Moshe Kahlon prend la parole lors d’une conférence à Jérusalem le 7 mai 2018 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90).

Après ses déclarations, Netanyahu s’est entretenu avec plusieurs hauts responsables, dont le gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron, et le ministre des Finances Moshe Kahlon, qui avait tweeté plus tôt qu’il présenterait un plan pour fournir des crédits aux entreprises.

Kahlon a également appelé les entreprises à permettre à leurs employés de travailler de chez eux pour éviter la propagation du virus et minimiser les perturbations dans la sphère économique.

La Treizième chaîne d’information a rapporté qu’Intel, le plus grand employeur en Israël du secteur des hautes technologies, avait ordonné à ses employés de travailler à domicile et de ne pas se rendre dans les bureaux de l’entreprise.

L’Autorité aéroportuaire israélienne a annoncé dimanche des réductions massives de personnels en réponse aux effets dévastateurs du coronavirus sur le trafic aérien.

L’autorité a déclaré qu’elle mettait 70 % de son personnel temporaire en congé sans solde et que les heures supplémentaires avaient été annulées pour tous les employés. Pour protéger les employés avec une famille, il a été décidé que les employés célibataires seraient les premiers à partir. Les cadres ont annoncé renoncer à 50 % de leurs primes.

Israël a interdit l’entrée de visiteurs en provenance de plusieurs pays et a conseillé à ses citoyens de ne pas se rendre à l’étranger. Les compagnies aériennes du monde entier subissent des pertes importantes à cause de la baisse du trafic aérien provoquée par la crise sanitaire.

Illustration – Des personnes portant des masques par crainte du coronavirus à l’aéroport international Ben Gurion, le 27 février 2020. (Flash90)

La compagnie aérienne a déjà commencé à licencier 20 % de son personnel.

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