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La centrale électrique de Gaza en arrêt faute de carburant

L'enclave côtière souffre depuis des années d'un manque d'électricité, l'un des nombreux maux affligeant le territoire, avec les guerres, la pauvreté, le chômage

La seule centrale électrique de la bande de Gaza, à nouveau à l'arrêt le 16 avril 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
La seule centrale électrique de la bande de Gaza, à nouveau à l'arrêt le 16 avril 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

La centrale électrique de la bande de Gaza a cessé de fonctionner jeudi faute de carburant, selon des responsables, à l’heure où beaucoup tirent la sonnette d’alarme sur le dénuement grandissant de l’enclave palestinienne sous blocus.

La fermeture de la centrale, qui fournit environ un cinquième de l’électricité de Gaza, va aggraver une situation déjà critique pour les deux millions d’habitants d’un territoire sous blocus israélien et égyptien.

Les Gazaouis ne reçoivent du réseau public que quelques heures d’électricité par jour. De nombreux foyers et services, comme les hôpitaux, s’en remettent à des générateurs.

Mohammed Thabet, porte-parole de la compagnie gazaouie qui distribue l’électricité, a dit avoir été informé à minuit de l’arrêt de la centrale en raison d’un manque de carburant.

Des palestiniens se réchauffent autour d’un feu pour pallier le manque d’électricité, à Rafah, dans la bande de Gaza, le 1er décembre 2016. (Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le combustible est importé d’Egypte via le point de passage de Rafah que Le Caire maintient quasiment en permanence fermé à l’exception de quelques dizaines de jours par an.

Amputés des 20 mégawatts produits chaque jour par la centrale électrique, ne restent aux habitants de l’enclave que les 120 mégawatts importés d’Israël qui impose depuis une décennie un sévère blocus à la bande de Gaza.

Mais « l’enclave a besoin d’environ 500 mégawatts (par jour). Nous avons un déficit énergétique de 350 mégawatts », assure M. Thabet.

La compagnie de distribution a appelé dans un communiqué à une action rapide pour alimenter de nouveau la centrale en carburant.

Preuve de la gravité de la situation, les Emirats arabes unis ont consenti la semaine dernière un financement en urgence pour pallier la pénurie de combustible et permettre ainsi à une vingtaine d’établissements médicaux de reprendre pleinement leurs activités.

Gaza souffre depuis des années d’un manque d’électricité, l’un des nombreux maux affligeant le territoire, avec les guerres, la pauvreté, le chômage et l’enfermement. Les mises en garde se multiplient devant la dégradation de la situation dans l’enclave, où plus des deux tiers de la population dépendent de l’aide étrangère.

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