La centrale électrique de Gaza fermera mardi suite aux incendies terroristes
Rechercher

La centrale électrique de Gaza fermera mardi suite aux incendies terroristes

Après que des groupes terroristes basés à Gaza ont lancé des centaines de ballons explosifs, Israël a fermé le point de passage où transitait le carburant nécessaire à la centrale

Une Palestinien devant l'unique centrale électrique de Gaza, le 15 février 2018. (Crédit : AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)
Une Palestinien devant l'unique centrale électrique de Gaza, le 15 février 2018. (Crédit : AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)

L’unique centrale électrique de Gaza sera fermée mardi en raison d’un manque de carburant diesel, a déclaré l’Autorité énergétique de Gaza, dirigée par le groupe terroriste palestinien du Hamas, dans un communiqué.

Suite au lancement par des groupes terroristes basés à Gaza de centaines d’engins explosifs et incendiaires attachés à des ballons en Israël ces derniers jours, ainsi que de plusieurs roquettes, Israël a fermé le point de passage des marchandises de Kerem Shalom, empêchant également l’entrée de carburant diesel, dont la centrale électrique a besoin pour fonctionner.

Cette politique vise à faire pression sur le groupe terroriste du Hamas pour qu’il mette un terme aux attaques de ballons incendiaires.

L’arrêt de la centrale réduira considérablement la maigre quantité d’électricité dont bénéficient les habitants de la bande. La centrale fournit environ un tiers de l’approvisionnement électrique à peine suffisant du territoire, le reste étant fourni par la Société électrique israélienne.

Les pannes d’électricité sont déjà extrêmement fréquentes dans la bande de Gaza : dans les bons jours, l’électricité est disponible pendant environ 12 heures. L’Autorité énergétique de Gaza estime que le déficit d’électricité s’élèvera à 75 % sans une centrale électrique en état de marche, ce qui signifie que les Gazaouis pourraient voir leurs rations d’électricité déjà maigres plonger jusqu’à quatre heures par jour.

Des enfants palestiniens chez eux en train de lire des livres à la lumière des bougies en raison d’une pénurie d’électricité dans la ville de Gaza, le 13 juin 2017. (AFP / THOMAS COEX)

Ce n’est pas le premier conflit électrique auquel la bande de Gaza est confrontée ces dernières années.

En 2017, le Hamas et l’Autorité palestinienne se sont engagés dans une lutte prolongée au cours de laquelle l’enclave côtière en proie aux combats a connu des coupures d’électricité tout aussi drastiques.

Les affrontements entre les groupes de Gaza et Israël ont connu une brève accalmie au cours des derniers mois en raison de la pandémie de coronavirus. Mais la situation à l’intérieur de Gaza s’est considérablement détériorée ces derniers mois, avec un taux de chômage déjà très élevé de 50 % qui atteint désormais 60 %. Le gouvernement qatari a plusieurs fois acheminé des aides dans les premiers stades de la pandémie, mais il semblerait qu’il soit hésitant à en en envoyer davantage.

La tension monte le long de la frontière entre Israël et Gaza depuis plusieurs jours, des centaines de ballons ayant été lancés de l’autre côté de la frontière. Pendant huit nuits consécutives, l’armée de l’air israélienne a riposté en bombardant les infrastructures du Hamas dans la bande de Gaza.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...