La Chambre des Représentants des Etats-Unis protège la circoncision et l’abattage rituel
Rechercher

La Chambre des Représentants des Etats-Unis protège la circoncision et l’abattage rituel

La législation va à l’encontre des appels croissants à interdire de telles pratiques religieuses en Europe ; les athéistes vont devenir le nouveau groupe protégé

Une circoncision à Jérusalem. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Une circoncision à Jérusalem. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

WASHINGTON (JTA) — Un projet de loi adopté à l’unanimité par la Chambre des Représentants étendrait les protections religieuses aux partisans de la circoncision et l’abattage rituel tout comme aux athéistes, abordant ce que les porteurs de projet décrivent comme une augmentation de la persécution religieuse au cours des récentes années.

Le projet de loi, voté lundi, augmentera la définition de « violations de la liberté religieuse », dans la Loi sur la liberté religieuse internationale de 1998 pour y inclure la persécution des partisans de la circoncision masculine et de l’abattage animal rituel. Les athées deviendront un nouveau groupe protégé.

La mesure, qui va maintenant être examinée au Sénat, a été nommée en hommage au député républicain Frank Wolf, défenseur des droits de l’Homme de longue date qui a écrit la loi en 1998.

« Le monde fait l’expérience d’une crise sans précédent de la liberté religieuse internationale, une crise qui continue à faire des millions de victimes ; une crise qui diminue la liberté, la prospérité et la paix ; une crise qui pose un défi direct aux intérêts américains au Moyen Orient, en Russie, en Chine et en Afrique subsaharienne et ailleurs », a déclaré le républicain Chris Smith, auteur du projet, dans un communiqué.

Il y a eu une augmentation des appels, au cours des dernières années, dans les pays d’Europe du nord à mettre un terme à la circoncision et à l’abattage rituel, en partie poussée par une hostilité anti-musulmans, ont déclaré le gouvernement américain et des officiels juifs européens.

Le système à niveau du projet de loi pour savoir comment des pays protègent plus ou moins bien la liberté religieuse serait similaire à celui utilisé dans le rapport annuel du département d’Etat sur le trafic d’êtres humains. Le rapport est influent et les pays cherchant à obtenir les bonnes grâces des Etats-Unis s’efforcent d’améliorer leur classement en limitant certaines pratiques.

Smith, le président du sous-comité de la Chambre sur les droits de l’Homme, et co-président du Comité Helsinki, la commission du Congrès qui supervise les droits de l’Homme à l’étranger, se concentrent sur la résurgence de l’antisémitisme en Europe.

Le bureau de Smith, annonçant le passage du projet de loi, a intitulé la déclaration « Combattre la persécution des chrétiens et l’antisémitisme », même si une partie importante de ces protections s’élargirait, dans le climat actuel, aux musulmans sunnites modérés et aux musulmans non-sunnites au Moyen Orient, en Afghanistan, au Pakistan et en Birmanie.

La congressiste Anna Eshoo, principal soutien démocrate du projet de loi, a expliqué, dans le même communiqué, que le projet ferait « mieux de traiter les problèmes de liberté religieuse et la violence extrémiste que l’on vit au 21e siècle ».

Le projet de loi intègre les protections de la loi de 1998 dans les priorités de la sécurité nationale, demandant que l’ambassadeur pour la liberté religieuse, qui est actuellement le rabbin David Saperstein, vétéran du mouvement réformateur, fasse directement son rapport au secrétaire d’Etat. Cela ajoute également de nouvelles exigences pour le rapport présidentiel au Congrès sur les violations de la liberté religieuse et la formation des diplomates pour identifier les violations des libertés religieuses.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...