La chef de l’UNESCO : Jérusalem est sacrée pour les 3 religions monothéistes
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La chef de l’UNESCO : Jérusalem est sacrée pour les 3 religions monothéistes

Le vote de la résolution qui minimise les liens des Juifs à Jérusalem a été reporté à octobre en raison du coup d'Etat manqué en Turquie

La directrice-générale Irina Bokova (2ème à gauche) avec Robert Singer, directeur executif du Congrès juif mondial, l’ambassadeur d'Israël auprès de l'UNESCO, Carmel Shama Hacohen, et les fondateurs du projet SASA Setton Kav Or, Philip et Hilda Setton (Crédit : Shahar Azran)
La directrice-générale Irina Bokova (2ème à gauche) avec Robert Singer, directeur executif du Congrès juif mondial, l’ambassadeur d'Israël auprès de l'UNESCO, Carmel Shama Hacohen, et les fondateurs du projet SASA Setton Kav Or, Philip et Hilda Setton (Crédit : Shahar Azran)

Juif, Musulmans et Chrétiens ont tous le droit de revendiquer des liens historiques avec la Vieille Ville de Jérusalem, a déclaré la chef de l’organisme culturel de l’ONU, alors que l’organisation a reporté à octobre un vote sur une nouvelle résolution qui cherchait à minimiser les liens entre les Juifs et la Vieille Ville.

Irina Bokova, directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a publié un communiqué affirmant que la Vieille Ville est sacrée pour les trois religions monothéistes.

« Le patrimoine de Jérusalem est indivisible, et chacune de ses communautés a le droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de son lien avec la ville. Nier ou occulter l’une ou l’autre des traditions juive, chrétienne ou musulmane revient à mettre en péril l’intégrité du site, contre les raisons qui justifièrent son inscription en 1981 au Patrimoine mondial, » a déclaré Bokova dans le communiqué.

La Jordanie et les Palestiniens ont soumis la semaine dernière un nouveau projet de résolution sur « la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts », qui minimise les liens du judaïsme à ses lieux saints du mont du Temple et du mur Occidental. Mais le vote sur la résolution a été reporté – ainsi que le reste de la session de l’UNESCO de ce week-end à Istanbul – en raison du coup d’Etat manqué en Turquie.

« La 40e session du Comité du patrimoine mondial est suspendue jusqu’à nouvel ordre », a déclaré dans un communiqué l’organisme basé à Paris sur son site.

Un premier projet de la résolution, dont le texte a été condamné par Israël, a été abandonné quelques minutes avant qu’il ne soit soumis au vote mardi dernier, les délégations palestiniennes et jordaniennes craignant qu’il ne recevrait pas suffisamment de voix.

L’Union européenne a ensuite présenté une version révisée du texte, qui a également été rejetée par Israël.

Le mont du temple et le mur Occidental à Jérusalem, depuis le survol annuel de l'armée de l'air israélienne pour Yom HaAtsmaout, le 12 mai 2016. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israel)
Le mont du temple et le mur Occidental à Jérusalem, depuis le survol annuel de l’armée de l’air israélienne pour Yom HaAtsmaout, le 12 mai 2016. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israel)

« La proposition de l’UE nie toujours le lien du peuple juif avec le mont du Temple », dit communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Le texte original appelait à un retour du mont du Temple et de la mosquée Al-Aqsa à ce qu’il a appelé « le statu quo historique» d’après la guerre des Six Jours de 1967, en vertu duquel l’autorité religieuse jordanienne Waqf avait le droit d’administrer tous les aspects des sites », y compris l’entretien, la restauration et la régulation de l’accès. »

Israël était mentionné à plusieurs reprises comme la « puissance occupante », tout en étant accusé de causer des dommages au site, d’y mener des fouilles illégales, et d’empêcher le Waqf jordanien, qui administre le site, de procéder à des réparations et des rénovations. Le texte mentionnait également l’esplanade du mur Occidental entre guillemets, après avoir utilisé le terme arabe esplanade al-Buraq sans guillemets.

Le communiqué de Bokova rappelle l’inscription de la Vieille Ville de Jérusalem au Patrimoine mondial en 1981 comme un site du patrimoine mondial laquelle mentionne :

« Ville sainte du judaïsme, du christianisme et de l’islam, Jérusalem a toujours eu une valeur symbolique. Parmi ses 220 monuments historiques, se détache le formidable Dôme du Rocher, construit au VIIe siècle et décoré de beaux motifs géométriques et floraux. Il est reconnu par les trois religions comme le lieu du sacrifice d’Abraham. Le mur des Lamentations sert de limite aux quartiers des différentes communautés religieuses, tandis que la Rotonde de la Résurrection abrite le tombeau du Christ. »

L’UNESCO avait approuvé en avril une résolution similaire, et a été comndamnée par Israël.

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