La cheffe du TILF, poursuivi pour complot terroriste, dit être « fan du Hamas »
Les 4 membres du Front de libération de l'île aux Tortues, inculpés pour avoir planifié une attaque terroriste à LA, discutaient régulièrement de violences anti-Israël, selon le dossier judiciaire
Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

Selon un acte d’accusation rendu public mardi, des activistes d’extrême gauche arrêtés alors qu’ils préparaient une série d’attentats à la bombe en Californie ont régulièrement discuté de violences à l’encontre d’Israël et se sont identifiés au groupe terroriste palestinien du Hamas.
Les autorités fédérales américaines avaient annoncé au début du mois avoir déjoué un complot ourdi par un groupe activiste appelé le « Front de libération de l’île aux Tortues » (TILF).
« L’île aux Tortues » est un nom indigène [amérindien] pour désigner l’Amérique du Nord, souvent utilisé par les gauchistes pour désigner les États-Unis.
Le TILF est un réseau d’extrême gauche, anti-Israël, anti-gouvernement et anticapitaliste qui a participé à une manifestation virulente contre une synagogue de Los Angeles au début du mois, tandis que certains de ses membres planifiaient une série d’attentats à la bombe.
Quatre activistes ont été inculpés dans le cadre de ce projet d’attentat à la bombe : Audrey Illeene Carroll, Zachary Aaron Page, Dante Gaffield et Tina Lai. Ils sont âgés de 24 à 41 ans.
Selon l’acte d’accusation déposé mardi devant un tribunal fédéral de Californie, les quatre individus font partie d’une faction radicale du TILF appelée « Ordre du Lotus noir ».
Selon l’acte d’accusation, Carroll a rédigé un document intitulé « Opération Soleil de minuit », dans lequel il est question d’une vague d’attentats à la bombe dans le sud de la Californie, le soir du Nouvel An.
L’objectif de ce complot était de « pulvériser » des cibles telles que les bureaux d’entreprises technologiques et logistiques, et de tuer des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).
Carroll a recruté les autres complices présumés pour mener à bien ce complot. Le groupe a commencé à acquérir du matériel pour fabriquer des bombes.
Alors qu’ils planifiaient les attentats et assemblaient les explosifs le mois dernier et ce mois-ci, le groupe a multiplié les déclarations violentes à l’encontre d’Israël.
Page, utilisant une application de messagerie cryptée, a envoyé un message aux autres conspirateurs présumés, disant : « Mort à Israël, mort aux États-Unis, mort aux colonisateurs, mort au colonialisme [sic]. »
Carroll a répondu : « Mort à tous, brûlez tout », suivi de trois émoticônes représentant un cœur en feu.
Quelques jours plus tard, la cheffe du groupe, Carroll, leur a écrit : « Je m’identifie à une terroriste » et « Je suis une fan du Hamas ».
Plus tard dans la journée, Gaffield a écrit au groupe : « Je suis ici pour détruire le sionisme par tous les moyens nécessaires. »
« Le véritable activisme, c’est de détruire le sionisme par tous les moyens, même si c’est risqué. Si vous n’êtes pas prêt à mourir ou à perdre votre liberté, alors vous n’êtes qu’un jouet de plus dans la machine », a-t-il écrit.
Carroll a répondu : « Gloire aux martyrs et mort à Israël. »
Selon l’acte d’accusation, Carroll a également écrit qu’il était temps que l’Amérique tombe, et que sa chute entraînerait celle d’Israël.
Les procureurs ont publié des photos d’affiches trouvées chez Carroll. Plusieurs d’entre elles étaient marquées d’un triangle rouge inversé, symbole du groupe terroriste palestinien du Hamas, et l’une d’elles disait : « Mort à l’Amérique, vive L’Île aux Tortues et la Palestine. »
La même semaine où le groupe a échangé ces messages et planifié les attentats à la bombe, le TILF a participé à une manifestation contre la synagogue Wilshire Boulevard, à Los Angeles. Au cours de celle-ci, certains manifestants ont pénétré dans la synagogue pour perturber un événement privé.
Le Front de libération de l’île aux Tortues avait annoncé la manifestation sur les réseaux sociaux, qualifiant les membres de la synagogue de « monstres génocidaires ».
« Ces criminels de guerre génocidaires n’ont pas leur place dans notre ville, ni en Palestine. Ne les laissez jamais vivre en paix », disait le message.
Le groupe avait acheté du matériel pour fabriquer des bombes, notamment des tuyaux en PVC, du nitrate de potassium, de la poudre de soufre, de l’essence, des composants électroniques et des amorces pour pistolets. Ils se sont rendus dans un camping isolé du désert pour tester les explosifs, mais ont été arrêtés par le FBI avant d’avoir pu assembler les bombes.
Les procureurs ont publié des photos de la scène sur lesquelles on peut voir des pancartes avec l’inscription « Free Palestine » sur une table avec le matériel nécessaire à la fabrication des bombes.
Les quatre activiste sont notamment accusés d’avoir fourni, ou tenté de fournir, un soutien matériel à des terroristes, de possession d’armes à feu non enregistrées, ainsi que de complot en vue d’utiliser une arme de destruction massive.
Carroll et Page encourent la peine maximale, soit la prison à vie. Gaffield et Lai encourent jusqu’à 25 ans de prison.
Plusieurs sondages ont révélé que les Américains les plus à gauche et les plus jeunes sont de plus en plus ouverts à la violence politique.







