La CIA mettrait fin au soutien aux rebelles syriens
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La CIA mettrait fin au soutien aux rebelles syriens

Le Washington Post estime que l'élimination de ce programme reflète l'intérêt de Trump “pour trouver des moyens de travailler avec la Russie"”

Une combattante kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le village de Sabah al-Khayr, le 21 février 2017. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)
Une combattante kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le village de Sabah al-Khayr, le 21 février 2017. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

La CIA a décidé de mettre fin à son programme de soutien aux rebelles syriens qui combattent le président syrien Baschar el-Assad, a annoncé mercredi le Washington Post.

Ce programme de soutien initié il y a quatre ans n’a eu qu’un impact limité, particulièrement depuis l’entrée dans le conflit des forces armées russes aux côtés d’Assad en 2015, ont confié des responsables américains au quotidien, sous couvert d’anonymat.

Le président Donald Trump a pris cette décision il y a près d’un mois, après un entretien avec le patron de la CIA, Mike Pompeo, et le conseiller à la Sécurité nationale, le général H.R. McMaster, ajoute le Washington Post.

La Maison Blanche et la CIA se sont refusées à tout commentaire.

Le Washington Post estime que l’élimination de ce programme de soutien aux rebelles syriens reflète l’intérêt du président américain « pour trouver des moyens de travailler avec la Russie » ainsi qu’une « reconnaissance des limites de l’influence de Washington et de la volonté de chasser Assad du pouvoir. »

Membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le village de Sabah al-Khayr, le 21 février 2017. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)
Membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le village de Sabah al-Khayr, le 21 février 2017. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

Cette décision intervient alors que les Etats-Unis et la Russie ont négocié un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, couvrant une partie de la zone où les rebelles opèrent.

Le cessez-le-feu a été annoncé le 7 juillet lors du sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne, où Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés pour la première fois.

L’ancien président Barack Obama avait approuvé ce programme d’aide en 2013 au moment où divers groupes rebelles cherchaient un soutien extérieur dans le cadre d’un soulèvement général contre le régime syrien.

Des milliers de combattants rebelles ont ainsi été formés et armés.

Mais l’engagement des Etats-Unis est resté ambigu en raison des doutes à Washington sur la capacité des rebelles à renverser Assad et de la priorité donnée au combat contre le groupe Etat islamique.

L’intérêt pour ce programme s’est encore érodé l’année dernière après la perte par les rebelles des zones qu’ils contrôlaient dans la ville d’Alep, à la suite d’une vaste offensive de l’armée syrienne, soutenue par la Russie.

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