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La coalition rejette la demande d’enquête de la Knesset pour « prostitution » à Gilboa

Une enquête officielle est déjà prévue pour examiner les allégations du directeur de Gilboa selon lesquelles des gardiennes ont été offertes aux détenus en guise d'offres de paix

La prison Gilboa, dans le nord d'Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Flash90)
La prison Gilboa, dans le nord d'Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Flash90)

Les législateurs de la coalition ont mis fin mercredi à une tentative de l’opposition d’adopter un projet de loi visant à créer une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les allégations, selon lesquelles des gardiennes de prison ont été « prostituées » à des détenus terroristes palestiniens afin de satisfaire ces derniers.

La plupart des législateurs de la coalition seraient favorables à l’ouverture d’une enquête sur cette affaire, mais ont hésité à accorder à l’opposition une victoire législative.

La proposition n’a pas réussi à rassembler une majorité, avec seulement 41 députés votant en faveur et 46 contre.

Le projet de loi, présenté par le député Ofir Sofer du Parti sioniste religieux, à droite, prévoyait la création d’une commission parlementaire chargée d’enquêter sur les propos incendiaires tenus par le directeur de la prison de Gilboa, Freddy Ben Shitrit, le mois dernier, dans lesquels il affirmait que les soldates utilisées comme gardiennes dans la prison avaient été forcées de servir d’appât pour les yeux ou pire encore pour certains détenus, afin d’éviter que ces derniers ne deviennent incontrôlables.

Le député Ofir Sofer s’exprime lors d’une visite de membres du Parlement israélien dans la réserve naturelle d’Oz Vegaon dans le Gush Etzion, le 22 octobre 2020. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Ben Shitrit s’exprimait lors d’un témoignage devant une commission d’enquête sur une récente évasion de prison par des condamnés palestiniens pour terrorisme.

Des soldates avaient affirmé déjà en 2018 avoir été forcées d’entrer en contact étroit avec des prisonniers en tant que monnaie d’échange sexuelle, ce qui les a amenées à être harcelées et agressées, mais l’affaire avait été classée en raison d’un manque de preuves.

Le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev a récemment demandé au procureur général Avichai Mandelblit de rouvrir l’enquête.

Le vice-ministre de la Sécurité intérieure, Yoav Segalovitz, a demandé à Sofer de retarder le vote d’un mois, afin de permettre la réouverture officielle de l’enquête, mais en vain.

Le député Yoav Segalovitz le 19 février 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

L’opposition a pris l’habitude de proposer des mesures soutenues par les députés de la coalition afin de les mettre dans l’embarras lorsqu’ils votent contre.

Le mois dernier, la police a déclaré qu’elle allait rouvrir l’enquête sur les allégations.

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