La construction de la zone mixte au mur Occidental encore retardée
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La construction de la zone mixte au mur Occidental encore retardée

David Azoulay a écrit à Benjamin Netanyahu qu'il ne pouvait pas "agir à l'encontre de mes croyances". Il rejoint les deux ministres qui ont démissionné la semaine dernière

Le ministre des Affaires religieuses David Azoulay durant une rencontre de commission de la Knesset, le 13  février 2013. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
Le ministre des Affaires religieuses David Azoulay durant une rencontre de commission de la Knesset, le 13 février 2013. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

La construction d’une plate-forme permanente de prière égalitaire au mur Occidental a connu dimanche un nouveau retard alors qu’un membre ultra-orthodoxe de la commission formée pour réfléchir à la question s’est retiré – c’est le troisième ministre à l’avoir fait.

Le ministre des Affaires religieuses David Azoulay issu du parti ultra-orthodoxe Shas a fait part de sa démission de la commission dans un courrier écrit au Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans lequel il a affirmé que la décision de construire la plate-forme permanente avait d’ores et déjà été prise par le Premier ministre avant une réunion de la commission prévue dimanche.

En résultat, la commission ne devrait plus se réunir jusqu’à la nomination d’un remplaçant pour Azoulay et les travaux de construction seront retardés, ont indiqué les médias en hébreu.

Mardi, Netanyahu avait été nommé par la Knesset à la tête de cette commission après que la ministre de la Culture, Miri Regev, a indiqué ne pas être capable d’approuver ce travail, citant sa conscience et la « tradition juive », et son retrait du poste de présidente de la commission.

Le ministre de l’Energie Yuval Steinitz avait pour sa part été désigné pour remplacer la ministre de la Justice Ayelet Shaked, qui avait également démissionné de la commission pour, selon elle, des raisons idéologiques.

La plateforme de prière égalitaire au mur Occidental (Autorisation)

Azoulay a expliqué que ces remplacements rapides l’avaient mené à la conclusion que la décision d’approuver cette initiative avait d’ores et déjà été prise par Netanyahu.

« En substance, une décision a été prise avant même que la commission ne se réunisse et avant même que les considérations appropriées ne soient débattues », a écrit Azoulay.

« Ce ne sont rien d’autres que des voeux pieux », a-t-il ajouté, disant qu’il ne souhaitait pas « agir à l’encontre de mes propres croyances et être partenaire d’une telle initiative ».

« Dans ces circonstances malheureuses, je demande à ce que mon adhésion à la commission prenne fin », a-t-il conclu.

Le rabbin en chef séfarade de Jérusalem Shlomo Amar avait auparavant appelé Azoulay à quitter la commission afin de ne « pas prendre part à une tentative visant à donner aux Juifs réformés une partie du Kotel ».

Amar, ancien grand rabbin séfarade d’Israël, a émis jeudi un jugement interdisant la tenue d’offices de prière mixte sur toute la longueur du mur Occidental.

Shlomo Amar, grand rabbin de Jérusalem, au mur Occidental, le 14 juin 2016. (Crédit : capture d’écran Ynet)

« Je répète ce jugement bien connu, celui selon lequel le mur Occidental dans toute sa longueur est un lieu saint et que toutes les lois mises en oeuvre dans une synagogue et dans un lieu de culte s’y appliquent également », a-t-il indiqué.

« Personne n’a la permission de bafouer un lieu saint, que ce soit en transgressant le Shabbat ou les fêtes ou en organisant des prières où les hommes et les femmes sont ensemble ».

Au début de la semaine dernière, Netanyahu a tenté de trouver un volontaire pour diriger la commission à la place de Regev, en vain, a affirmé un participant à cette réunion au Times of Israel.

En réponse, c’est un Netanyahu ulcéré qui a donc déclaré : « Je vais gérer moi-même l’arrangement sur le mur Occidental ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit dimanche aux dirigeants de la coalition qu’il aimerait que son gouvernement reste intact « presque jusqu’à la fin du mandat ».

Si aucune élection anticipée n’est déclenchée, les élections devraient avoir lieu le 19 novembre 2019.

Le Premier ministre a qualifié sa coalition d’ « excellente ».

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