La Corée du sud engage l’Iran à garantir la sécurité dans le détroit d’Ormuz
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient ont contraint Séoul à imposer un prix plafond pour les carburants, une première depuis 30 ans

La Corée du sud a engagé l’Iran lundi à garantir le libre passage de la navigation dans les détroit d’Ormuz et à agir pour diminuer les tensions dans le conflit au Moyen-Orient.
Environ 70% des importations sud-coréennes de pétrole passe par le détroit, qui est de facto fermé par l’Iran depuis les attaques israélo-américaines contre la République islamique le 28 février.
Cette fermeture menace l’économie du huitième pays consommateur de pétrole brut dans le monde.
Dans un appel téléphonique au chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, son homologue sud-coréen Cho Hyun a appelé Téhéran « à cesser les attaques contre les civils et les infrastructures civiles dans les pays du Golfe, à garantir la sécurité de la navigation par le détroit d’Ormuz (…) et à stabiliser l’approvisionnement global en énergie », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
M. Cho a aussi demandé que des « mesures de sécurité nécessaires » soient prises en faveur des multiples navires sud-coréens qui sont ancrés dans la zone en attente d’un passage.
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient ont contraint Séoul à imposer un prix plafond pour les carburants, une première depuis 30 ans.
La Corée du sud consommait environ 2,5 millions de barils de pétrole par jour en 2024, selon Worldometer. Cette même année voyait environ 20 millions de barils de brut circuler quotidiennement par le détroit d’Ormuz.







