La cour accepte de réexaminer la condamnation dans l’assassinat d’une ado
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La cour accepte de réexaminer la condamnation dans l’assassinat d’une ado

Les juges vont entendre un autre appel de Roman Zadorov, après la confirmation de sa condamnation pour le meurtre de Tair Rada en 2006

Le meurtrier Roman Zadorov dans la salle d'audience de la Cour suprême, à Jérusalem, le 23 décembre 2015 (Crédit photo: Gili Yohanan / Pool)
Le meurtrier Roman Zadorov dans la salle d'audience de la Cour suprême, à Jérusalem, le 23 décembre 2015 (Crédit photo: Gili Yohanan / Pool)

La Cour suprême mardi a accepté d’entendre un deuxième appel de Roman Zadorov, un homme d’entretien ukraino-israélien condamné dans l’assassinat macabre d’une adolescente dans une école du plateau du Golan en 2006.

Zadarov a droit à une audience supplémentaire, car la décision en décembre de trois juges de la Cour suprême confirmant sa condamnation pour l’assassinat n’a pas été unanime.

Yoram Halevi, l’avocat public représentant Zadorov, aura 45 jours pour déposer le recours, a dit la Cour.

Zadorov purge une peine à perpétuité pour l’assassinat très mediatisé de Tair Rada, 13 ans, qui a été retrouvée poignardée à mort dans les toilettes dans son école de Katzrin, avec des entailles à son cou, des coups de couteau sur son corps, et de sévères coups sur la tête.

En décembre, un panel de trois juges de la Cour suprême avait confirmé la condamnation de Zadorov dans une décision à 2 contre 1. L’opinion minoritaire est venue du juge Yoram Danziger, qui a dit qu’il y avait un doute raisonnablement suffisant pour innocenter Zadorov. Les deux autres juges dans l’affaire étaient Yitzhak Amit et Zvi Zilbertal.

Zadorov, qui travaillait à l’époque comme homme d’entretien dans l’école, a été arrêté et accusé du meurtre. En 2010, près de quatre ans après qu’il ait été arrêté une première fois, le tribunal du district de Nazareth l’a condamné à la prison à perpétuité.

Une grande partie du débat sur sa culpabilité a porté sur le type de couteau utilisé – l’arme du meurtre n’a jamais été retrouvée – et une empreinte de chaussure ensanglantée trouvée sur le jeans de Rada.

Dans ses aveux, Zadorov a dit qu’il avait lacéré Tada avec un cutter – qui a une lame lisse – alors qu’un expert médico-légal a témoigné que les blessures sur le menton de la victime ont été causées par un couteau dentelé. Il maintient que ses aveux ont été déposés sous la contrainte.

Tair Rada (Capture d'écran YouTube)
Tair Rada (Capture d’écran YouTube)

Pendant ce temps, le soutien du public pour Zadorov n’a cessé de croître, avec des partisans alléguant que sa condamnation reposait sur des preuves indirectes, et que la police l’avait piégé.

Ces derniers mois, des pétitions en ligne et des groupes sur les médias sociaux appelant le président Reuven Rivlin à commuer la peine à perpétuité de Zadorov ont connu des milliers de partisans en Israël et à l’étranger.

Selon un reportage diffusé mardi sur la Deuxième chaîne, plusieurs des 40 000 membres d’un groupe Facebook appelé « La vérité sur l’assassinat de Tair Rada, » qui prétend que Zadorov a été manipulé, ont été récemment interrogés pour incitation à la violence et outrage à un fonctionnaire public après un post contre l’enquêteur principal dans l’affaire ait été publié sur le groupe.

Le groupe, qui a depuis été supprimé, avait accueilli un poste la semaine dernière qui avait traité le policier de « racaille manipulatrice» et de «morceau de la saleté » qui « doit être enterré. » Il a été partagé plus de 1 000 fois avant son retrait.

Stuart Winer a contribué à cet article.

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