La Cour débattra des conditions d’interrogatoires des prisonniers sécuritaires
Rechercher

La Cour débattra des conditions d’interrogatoires des prisonniers sécuritaires

L'exemption temporaire sur l'obligation d'enregistrer l'interrogatoire des prisonniers sécuritaires a été renouvelée plusieurs fois

La Haute cour de Justice en session - juin 2013 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
La Haute cour de Justice en session - juin 2013 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La Haute Cour de Justice devrait débattre mercredi d’une requête déposée par l’ONG de défense des droits de l’Homme, Adallah, et d’autres organisations des droits de l’Homme concernant une exemption accordée à la police et au service de sécurité du Shin Bet sur l’obligation d’enregistrer l’interrogatoire des personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes susceptibles d’entraver la sécurité nationale.

L’exemption, accordée comme une ordonnance temporaire, a été votée par la Knesset en 2002 et a été prolongée à plusieurs reprises depuis lors. Adallah a déposé sa requête suite à la dernière extension d’ordonnance qui a été délivrée en juin de cette année.

La requête affirme que l’ordonnance temporaire constitue une ouverture pour les « violations graves » des droits de l’Homme des détenus, principalement l’utilisation de la torture.

En outre, l’ONG affirme dans un communiqué que les détenus sont souvent empêchés de rencontrer un avocat pendant des périodes prolongées, interrogés pendant de longues périodes, et les décisions de prolonger leur détention provisoire sont tenues derrière « des portes closes ».

« Dans ces conditions d’isolement complet de tout élément humain en dehors de leurs interrogateurs, la documentation visuelle est la seule garantie qu’un suspect puisse recourir afin de prouver que les techniques d’interrogatoire illicites ont été utilisées, jusqu’au point d’arracher des aveux par la force », a ajouté Adallah dans un communiqué.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...