La demande de financement de la défense de Netanyahu sera reconsidérée d’urgence
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La demande de financement de la défense de Netanyahu sera reconsidérée d’urgence

Le revirement fait suite à la lettre de l'avocat du Premier ministre qui justifie les 300 000 $ reçus de son cousin, et accuse le contrôleur d'État de lui avoir causé "préjudice"

Yossef Shapira, le contrôleur de l'Etat (à gauche), et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en décembre 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Yossef Shapira, le contrôleur de l'Etat (à gauche), et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en décembre 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le Contrôleur de l’Etat Yossef Shapira aurait exhorté mardi son bureau à reconsidérer la demande du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait auparavant été rejetée, de recevoir de l’argent de la part d’hommes d’affaires pour financer ses frais juridiques dans les trois affaires de corruption contre lui.

Précédemment, un avocat de Netanyahu avait envoyé une lettre au Contrôleur de l’Etat, accusant son bureau d’avoir causé un « grave préjudice » au Premier ministre en divulguant des informations sur son cas à la presse.

Il se référait à des informations de médias israéliens de la veille selon lesquelles le contrôleur avait demandé au procureur général Avichai Mandleblit d’enquêter pour savoir si Netanyahu avait indûment reçu 300 000 dollars de l’homme d’affaires Nathan Milikowsky pour financer sa défense juridique sans obtenir la permission nécessaire du Bureau du contrôleur d’État.

Mais dans une décision rare, Shapira a demandé à la commission de se réunir à nouveau et d’entendre les arguments du Premier ministre en personne, affirmant que les circonstances avaient « considérablement changé » depuis la décision originale de la commission, ont rapporté Haaretz et Ynet mardi soir.

Les membres de la commission ont répondu en proposant une discussion interne avec Shapira et Mandelblit pour décider comment traiter la demande de Netanyahu.

Yossef Shapira, contrôleur de l’Etat, pendant la présentation d’un rapport de son bureau à la Knesset, le 1er novembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’avocat de M. Netanyahu, Navot Tel-Zur, a fait valoir dans sa lettre plus tôt dans la journée que les informations publiées lundi donnaient faussement l’impression que le Premier ministre avait délibérément dissimulé le don à la commission. En réalité, a-t-il dit, Netanyahu et son équipe juridique de l’époque croyaient que les dons d’un cousin n’avaient pas besoin de l’approbation de la commission.

L’avocat a également indiqué que les fonds de Milikowsky ont été reçus entre mars 2017 et mars 2018, avant que le procureur général n’ait précisé que ces dons devaient être approuvés.

« L’aide financière a été transférée directement à [l’avocat Yaakov] Weinroth dans sa quasi-totalité, et il a émis des reçus et des rapports fiscaux en toute transparence, ce qui indique que l’avocat chevronné et expérimenté lui-même pensait que l’aide était légale », a écrit Tel-Zur.

« Quand l’avis juridique du procureur général a été émis, toute aide de Milikowsky a été immédiatement interrompue ».

Tel-Zur a également fait valoir que Milikowsky aidait à la fois Netanyahu et son épouse, Sara, qui n’est pas fonctionnaire et qui n’a pas besoin d’approbation.

La chaîne d’information Hadashot a rapporté mardi que dans une nouvelle demande de dons faite à Milikowsky et Partrich, Netanyahu a demandé à recevoir 1 million de dollars dans un premier temps et 2 millions par la suite. Il aurait également déclaré qu’il paierait 100 000 $ de sa poche pour contribuer à financer sa défense juridique.

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