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La demande de guépards des Arabes du Golfe contribue à l’extinction de l’espèce

L'Iran maintient en détention huit chercheurs experts du rare tigre asiatique, accusés d'avoir utilisé des caméras pour espionner le pays pour Israël et les USA

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Photo d'illustration : Un tigre asiatique de sept ans nommé  'Koushki,' au refuge pour la faune sauvage de Jajarm, au nord-est de l'Iran (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)
Photo d'illustration : Un tigre asiatique de sept ans nommé 'Koushki,' au refuge pour la faune sauvage de Jajarm, au nord-est de l'Iran (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

Les tigres risquent l’extinction, pas seulement à cause de la chasse, des guerres et du déclin de leur habitat mais également à cause de la demande continue de guépards de compagnie de la part de riches Arabes habitant le Golfe et de la volonté de la part d’individus défavorisés, de répondre à cette demande, a établi une enquête menée par CNN.

Il ne reste que 7 500 tigres dans la nature – la population a été réduite de moitié en une décennie, selon le fonds de conservation des tigres. Trois cent d’entre eux sont des tigres adultes qui se trouvent dans les zones non-protégées de la Corne de l’Afrique. Un millier d’animaux supplémentaires sont détenus à titre privé dans des pays comme les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite où leur commerce, illégal, est organisé sur internet.

En plus de cela, 300 bébés tigre sont transportés clandestinement depuis la Corne de l’Afrique, à travers la frontière poreuse de la Somalie et le Golfe d’Aden – enfermés dans des cartons ou dans des caisses – vers la Péninsule ibérique.

Laurie Marker, biologiste américaine spécialisée dans la conservation et fondatrice du CCF, a expliqué à CNN que trois tigres sur quatre mourraient pendant le voyage tandis que ceux qui survivaient arrivaient souvent avec des pattes cassées. La majorité des tigres retenus en captivité dans des habitations privées meurent un an ou deux ans après leur arrivée, en partie parce que la nourriture qui leur est donnée n’est pas appropriée.

Un post sur les réseaux sociaux montrant un Arabe du Golfe avec un tigre (Capture d’écran :(Youtube/CNN )

Le coût d’un bébé tigre peut dépasser les 10 000 dollars dans le Golfe.

« Les gens qui détiennent un tigre comme animal de compagnie entraînent l’extinction de l’espèce », a affirmé Marker.

The ultra-rich are illegally buying cheetahs as pets and it's leading to their extinction

The ultra-rich are illegally buying cheetahs as pets and it's leading to their extinction. There are less than 7,500 of the animals left in the wild around the world — half the number from a decade ago. https://cnn.it/2znNse5

Posted by CNN on Wednesday, August 28, 2019

CNN a trouvé des publications sur les réseaux sociaux montrant des guépards dans des voitures de luxe, poussés dans des piscines, contraints à avaler des glaces et des sucettes ou raillés par un groupe d’homme. Sur une vidéo, un guépard n’a plus de griffes ; un autre est filmé en train de mourir.

Le commerce des guépards est interdit sous les termes de l’Appendice 1 sous les termes de la Convention du commerce international des espèces en danger (CITES).

Mais alors que le ministère du Changement climatique et de l’environnement des Emirats arabes unis à nié la présence de tigres dans les habitations privées et que le gouvernement saoudien s’est refusé à tout commentaire, des vétérinaires du Golfe ont confirmé que ce commerce était très dynamique.

Des chercheurs iraniens arrêtés pour espionnage en faveur d’Israël et des Etats-Unis

Pour leur part, les autorités iraniennes avaient arrêté, l’année dernière, neuf membres de la Fondation du patrimoine persique de la vie sauvage, qui étudiant le tigre asiatique, une espèce rare. Les hommes avaient été accusés d’utiliser des caméras pour espionner pour le compte d’Israël et des Etats-Unis. L’un d’entre eux est depuis mort en prison.

Selon le Washington Post, quatre des neuf chercheurs arrêtés sont accusés d’avoir « propagé la corruption sur terre » et ils risquent la peine de mort. Les quatre autres pourraient écoper d’une peine allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

Plus de 350 scientifiques du monde entier ont demandé au chef suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khameini, de les faire libérer.

Il a été suggéré que les Iraniens avaient pris en grippe l’implication d’un groupe de conservation de New York, Panthera, qui aide à préserver les grands félins et leurs écosystèmes. Panthera est financé par le milliardaire juif Thomas Kaplan, qui avait ouvertement exprimé son opposition à l’Iran et qui a aidé à financer un groupe ayant exercé des pressions pour que l’administration Trump se retire de l’accord sur le nucléaire iranien.

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